Arrestation de M. Puigdemont en Allemagne
Pierre OuzouliasCRCE-K
Sénateur — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/03/2018C'est bien ce souci qui nous a conduits à ne pas reconnaître la consultation organisée en octobre dernier par le gouvernement catalan en dehors de la légalité. C'est aussi le respect de l'État de droit qui nous a conduits à nous souvenir que l'investiture du président de l'exécutif catalan devait respecter les règles institutionnelles espagnoles.
Respecter l'État de droit, c'est enfin respecter les décisions de justice d'une grande démocratie, l'Espagne. La justice espagnole a inculpé vingt-cinq indépendantistes et a émis des mandats d'arrêt européens, qui s'ajoutent aux mandats nationaux déjà lancés. Oui, dix indépendantistes sont incarcérés, parmi lesquels Jordi Turull, qui n'est pas parvenu, le 22 mars dernier, à réunir les voix nécessaires pour devenir le président de la région, et Carles Puigdemont, qui a été arrêté dimanche dernier dans une autre grande démocratie, l'Allemagne, au retour d'un déplacement en Finlande. Une procédure est en cours, à l'issue de laquelle la justice décidera si ce dernier doit ou non être extradé. Il a été présenté à un juge le 26 mars et a été maintenu en détention.
Des manifestations ont lieu en Catalogne pour soutenir les figures indépendantistes. Néanmoins, à ce stade, le camp indépendantiste n'a pas cherché à faire élire à la présidence de la région une personnalité juridiquement en situation de l'exercer. (Protestations sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
La Catalogne reste sans exécutif local, sous le coup de l'article 155 de la Constitution espagnole. Faute d'investiture d'un président, le parlement régional sera dissous le 22 mai et de nouvelles élections pourraient être convoquées.
M. le président. Il faut conclure, madame la ministre.
Mme Nathalie Loiseau, ministre. Pour revenir à la situation de M. Puigdemont, je fais pleinement confiance à la justice allemande comme à la justice espagnole, car ces deux grands pays européens sont aussi deux grandes démocraties respectueuses de l'État de droit. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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