Réforme de la SNCF
J Joël GuerriauLes Indépendants Sénateur — Loire-AtlantiqueLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 06/04/2018Mais si notre bien commun s'appelle service public, c'est qu'effectivement il est essentiel que le public s'y retrouve. Or personne ne peut nier que le service s'est dégradé au fil des années.
Et ce n'est pas tel ou tel cheminot qui est en cause, car chacun connaît la passion de celles et ceux qui servent la SNCF au quotidien – votre histoire personnelle, monsieur Guerriau, le prouve.
Ce n'est pas la responsabilité des cheminots si, depuis de nombreuses années, l'infrastructure de transport s'est profondément dégradée ou s'il faut vingt-cinq minutes de plus que lorsque j'étais enfant pour aller de Marseille à Nice – Marc Daunis le sait bien.
M. Martial Bourquin. Allez voir au Royaume-Uni comment ça se passe !
M. Christophe Castaner, secrétaire d'État. Telle est la réalité de ce que vivent, tous les jours, les usagers, ces femmes et ces hommes qui sont le « public » du service public.
Il est donc essentiel, dans ce projet de réforme, de sortir des postures et des dogmes et de se fixer comme objectif de sauver la SNCF pour améliorer le service public. Et cela doit se faire, monsieur le sénateur, avec les usagers.
Mme la ministre des transports, qui mène actuellement une importante concertation, a présenté, vendredi dernier, les premières propositions du Gouvernement concernant les conditions d'ouverture à la concurrence afin qu'elles figurent « en dur » dans le texte de loi, qui sera débattu ici comme il le sera à l'Assemblée nationale.
La concertation doit se poursuivre, notamment au sein du groupe de travail sur la qualité du service public dont toutes les associations d'usagers de la SNCF sont partie prenante et auquel elles doivent participer.
Nous sommes ici tous convaincus d'une chose : la SNCF est un grand service public qui doit améliorer chaque jour encore la qualité du service qu'il rend aux usagers. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Joël Guerriau, pour la réplique.
M. Joël Guerriau. Monsieur le secrétaire d'État, nous sommes confrontés à un enjeu majeur : défendre le service public, sans pour autant le bloquer ; faire avancer les choses et défendre les usagers, sans pour autant en faire des otages.
Surtout, et je le pense sincèrement, si l'on souhaite défendre la SNCF, il ne faut pas dégrader son image, notamment à l'étranger – je rappelle que l'entreprise y réalise déjà 40 % de son chiffre d'affaires et qu'elle y a un véritable avenir.
M. le président. Veuillez conclure !
M. Joël Guerriau. Nous devons donc faire en sorte que cette belle entreprise puisse perdurer dans la sérénité. (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires.)
Source : senat.fr ↗
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