Pouvoir d'achat des fonctionnaires
J Joël BigotSER Sénateur — Maine-et-LoireLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/05/2018M. David Assouline. Et candidat à la mairie de Paris !
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement. Monsieur Joël Bigot, je m'associe bien volontiers à l'hommage appuyé que vous venez de rendre à nos fonctionnaires, quelle que soit la fonction publique dans laquelle ils exercent.
Vous le savez, le Gouvernement a lancé à l'automne dernier le programme Action publique 2022, auquel nous avons assigné un objectif : adapter l'action publique, pour qu'elle permette de rendre un meilleur service à nos usagers et qu'elle puisse répondre avec la plus grande efficacité aux défis du XXIe siècle.
Nous suivons une méthode, celle de la discussion avec l'ensemble des organisations syndicales, selon un calendrier d'une année. De très nombreux chantiers ont été ouverts par Gérald Darmanin et Olivier Dussopt : rémunération au mérite, extension du domaine des contrats, formation et plans de départ volontaire, réforme des instances de représentation.
D'autres réflexions, d'ailleurs issues de demandes des organisations syndicales elles-mêmes, viennent enrichir le débat, en particulier la question sensible de l'attractivité des concours.
Nous avons, vous le savez également, un agenda. À la demande des organisations syndicales, le rendez-vous, initialement prévu au mois d'octobre prochain, a été avancé au mois de juin.
Pour ce qui concerne le pouvoir d'achat, je rappelle que le gel du point d'indice ne date pas de ce quinquennat et qu'une augmentation du point ne s'inscrit pas dans la démarche que nous voulons engager. Cela s'explique par une raison simple : nous souhaitons changer d'approche et récompenser l'implication des agents, ainsi que leur mérite. Nous sommes également prêts à travailler à des hausses catégorielles ciblées.
M. David Assouline. Pourquoi sont-ils dans la rue, alors ?
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. La compensation de l'augmentation de la contribution sociale généralisée, la CSG, est par ailleurs intégrale. À la demande des organisations syndicales, cette compensation vaut également pour les nouveaux entrants.
S'agissant des emplois, le Président de la République s'est engagé, lors de la campagne pour l'élection présidentielle, à supprimer 120 000 postes, dont 50 000 dans la fonction publique d'État. Mais vous avez oublié de dire que nous allions également renforcer les effectifs, à raison de 10 000 postes pour la sécurité, 3 300 pour la justice et plus de 3 900 pour l'éducation.
M. Jean-Marc Todeschini. Et les hôpitaux ?
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. Vous le voyez, le Gouvernement souhaite sortir de la logique du rabot, qui a trop longtemps prévalu, pour faire réellement entrer notre fonction publique dans le XXIe siècle. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. David Assouline. La suppression de 120 000 postes, ce n'est pas du rabot ?
Source : senat.fr ↗
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