L'agro-pastoralisme et les loups
Alain MarcUCI
Sénateur — Aveyron
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/05/2018La biodiversité est un tout. Le mouton y a sa place, le loup aussi. Et j'admets avec vous que le pastoralisme participe également à l'épanouissement de la biodiversité.
J'ai conscience du caractère exceptionnel de la biodiversité dans la région que vous avez citée, dans les Cévennes et les Causses, et du rôle de l'agropastoralisme dans la préservation des paysages.
C'est pourquoi nous avons lancé un plan pluriannuel. J'ai certes une cruelle conscience des difficultés qu'il pourra occasionner pour certains éleveurs, même si plusieurs d'entre eux, que l'on ne cite jamais, s'en sortent très bien. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.) Je suis désolé, mais je reçois chaque semaine des témoignages d'éleveurs qui cohabitent avec le loup ! Je ne dis pas que c'est possible dans tous les territoires…
Le plan pluriannuel que nous avons établi sur six ans, avec Stéphane Travert, constitue, de notre point de vue, le meilleur des compromis, même s'il n'est pas encore parfait.
Je ne puis admettre que, au début du XXIe siècle, on utilise de simples clôtures électriques pour protéger les éleveurs et les moutons. Nous réfléchissons à d'autres technologies. En attendant, j'ai pris la décision de pérenniser la brigade loups, qui offre des services et un confort psychologique aux éleveurs. Nous examinerons, étape après étape, l'efficacité des dispositifs. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – Des sénateurs du groupe Les Républicains imitent le hurlement du loup.)
M. le président. La parole est à M. Alain Marc, pour la réplique.
M. Alain Marc. Monsieur le ministre d'État, il faut savoir que, sans agropastoralisme, les orchidées et les plantes rares disparaissent. Nous sommes tous très soucieux de la biodiversité sur notre planète. José Bové, qui connaît bien mon territoire, dit la même chose que nous ! Il faut vraiment prendre ce sujet au sérieux.
Nous sommes des praticiens de terrain. Je plaignais presque le commissaire européen à l'environnement lorsqu'il a formulé ses propositions ridicules de portail électrique. Nos territoires comptent cinq habitants au kilomètre carré ; dans le Sahel, il y en a dix…
Allons sur le terrain et examinons ce que l'on peut faire ! Je pense que des mesures de bon sens pourraient être prises avec votre collaboration, monsieur le ministre d'État. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires et du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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