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Question écrite ✓ Répondue le 31/05/2018 #23#

Pénurie de spécialistes en gynécologie médicale

Posée le 17/05/2018 · Ministère interrogé : Solidarités et santé

Nathalie Delattre Nathalie DelattreRDSE Sénatrice — Gironde

La question

Mme Nathalie Delattre attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie de professionnels de gynécologie médicale (GM). Cette expertise médicale, qui constitue une spécificité française, est à différencier de la gynécologie obstétricienne réalisant essentiellement les opérations chirurgicales. Ainsi, la GM joue un rôle crucial en matière d'éducation, de prévention, de diagnostic et de soins, en particulier auprès des jeunes femmes. Supprimée en 1987 puis rétablie en 2003, la profession de gynécologue médical souffre aujourd'hui de dix-sept annéess d'interruption dans la formation de ses médecins. D'après le conseil national de l'ordre des médecins (CNOM), s'ils étaient entre 130 et 140 spécialistes à obtenir leur diplôme en 1985, ils ne sont plus que 64 en 2017 ce qui équivaut à 3,1 gynécologues médicaux pour 100 000 femmes. Jusqu'en 2016, le Gouvernement avait soutenu une augmentation constante dans le nombre de postes offerts en gynécologie médicale à l'issue des épreuves classantes nationales (ECN), mais pour l'année 2017 on en comptait six de moins par rapport à l'année précédente. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend pallier la pénurie de gynécologues médicaux en ouvrant des postes d'interne et ou en élargissant les perspectives de stage, notamment dans les établissements hospitaliers privés, par exemple.

✓ Réponse du gouvernement

Publiée le 31/05/2018
Le nombre de postes offerts en gynécologie médicale à l'issue des épreuves classantes nationales (ECN) de médecine a plus que doublé entre 2012 et 2016. Pour l'exercice 2017, l'arrêté du 6 juillet 2017 a fixé ce nombre à 64 au titre de l'année universitaire 2017-2018. Ce volume de postes a été déterminé en lien avec l'observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), qui a émis ses propositions du nombre d'internes à former sur la base de concertations locales menées par ses comités régionaux, afin de prendre en compte les besoins locaux tout en préservant la qualité de la formation. L'ONDPS a ainsi préconisé l'ouverture de 65 postes de gynécologie médicale à l'issue des ECN 2017. Aussi, dans un contexte où le nombre de postes à ouvrir s'est révélé sensiblement moins important que ce qui avait été envisagé, compte-tenu d'un nombre d'étudiants présents aux épreuves inférieur à ce qui était pressenti, il a été néanmoins prévu de préserver certaines spécialités, dont la gynécologie médicale. Le nombre de postes a donc été fixé à 64, soit une diminution d'une seule unité par rapport aux propositions de l'ONDPS, afin de s'approcher au plus près des préconisations de l'observatoire et des demandes des acteurs locaux. La ministre de la santé a saisi l'ONDPS pour procéder à la même évaluation pour la rentrée 2018 qui est en cours de réalisation en concertation avec les acteurs locaux pour satisfaire les besoins recensés au regard des capacités de formation identifiées.

Source : senat.fr ↗

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