Évolution de la révision constitutionnelle à la lumière de l'affaire Benalla
Hervé MarseilleUCI
Sénateur — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 26/07/2018Mme Cécile Cukierman. En même temps, ce n'était pas non plus le même texte !
M. Édouard Philippe, Premier ministre. Certes, mais le ministre de la cohésion des territoires a pu travailler avec vous sur la loi ÉLAN et enrichir le texte. C'est tout à l'honneur de votre assemblée, je le redis bien volontiers.
Vous évoquez l'effet d'apprentissage et l'enseignement qu'il faut tirer des circonstances. C'est une règle simple, que je m'assigne depuis que j'ai commencé à travailler, d'essayer de faire en sorte que tout ce qui arrive ou que tout ce qui m'arrive puisse être utilisé pour améliorer la qualité des actions que je peux ensuite entreprendre. (M. Didier Mandelli s'exclame.) Chacun partage cette règle ici, car il n'y aurait pas pire législateur, et probablement pas pire gouvernant, que celui qui renoncerait à apprendre, à prendre en compte les éléments nouveaux dans sa réflexion.
Tout cela doit-il nous conduire à renoncer à la révision constitutionnelle telle qu'elle a été proposée par le Président de la République et telle que le Gouvernement l'a présentée à l'Assemblée nationale ?
Plusieurs sénateurs du groupe Les Républicains. Oui !
M. Roger Karoutchi. Pas à y renoncer, mais à la modifier!
M. Édouard Philippe, Premier ministre. J'entends un certain nombre de membres du Sénat dire ici qu'il faudrait y renoncer.
M. Rémy Pointereau. Oui !
M. Édouard Philippe, Premier ministre. Je ne le crois pas. Je pense que c'est un bon débat, je pense que c'est une bonne réforme, je pense qu'il est utile de la discuter au fond. Elle est, comme vous le savez, composée de trois textes : un projet de loi constitutionnelle, un projet de loi ordinaire, un projet de loi organique. Nous n'avons pas pu aller au terme de l'examen du projet de loi constitutionnelle. Il nous reste la possibilité, soit de recommencer à l'Assemblée nationale l'examen du projet de loi constitutionnelle, soit le cas échéant de passer aux deux autres textes. Cette possibilité est techniquement ouverte. Je n'ai pas tranché. (MM. Claude Haut, Didier Guillaume et Jean-Marc Gabouty applaudissent.)
Source : senat.fr ↗
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