Sécurité
A Alain JoyandetLes Républicains Sénateur — Haute-SaôneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 26/09/2018Mme Sophie Primas. Il faut arrêter ! C'est fini, Sarkozy !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. Nous tenons cette promesse. En 2018, cet engagement s'est concrétisé, notamment, par le recrutement de 2 000 policiers et gendarmes.
Le projet de budget pour 2019 s'inscrit dans la même ligne : dans un contexte financier que vous savez difficile, le budget des forces de sécurité intérieure atteindra 13,1 milliards d'euros, en augmentation de 335 millions d'euros.
M. François Grosdidier. Vous gelez les crédits !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. Pour la police nationale, le budget sera de 7,7 milliards d'euros, soit une hausse de 2,9 %, avec le recrutement de 1 735 équivalents temps plein. Pour la gendarmerie nationale, le budget s'élèvera à 5,4 milliards d'euros, soit une augmentation de 2,2 %, avec le recrutement de 459 équivalents temps plein. C'est peut-être cela, la différence entre les paroles et les actes !
Dans le même temps, nous allons équiper notre police et notre gendarmerie : immobilier, tablettes numériques, qui seront 64 000 à la fin de l'année, et 5 500 caméras-piétons.
M. François Grosdidier. Et les voitures ?
M. Gérard Collomb, ministre d'État. Avec ces moyens, nous pourrons assurer la sécurité des Français ! (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
M. le président. La parole est à M. Alain Joyandet, pour la réplique.
M. Alain Joyandet. Monsieur le ministre d'État, donc, tout va bien… Pourtant, quand je croise un gendarme au volant de son véhicule, qui me dit : « Je rentre à la caserne, parce que j'ai déjà dépassé les 100 kilomètres auxquels j'ai droit aujourd'hui », je me dis que, décidément, tout ne va pas bien. (Exclamations sur les travées du groupe La République En Marche.)
De plus, vous n'avez pas répondu à la seconde partie de ma question : comment allez-vous faire pour reprendre la situation en main ? Vous m'avez lu un certain nombre de chiffres budgétaires, mais la question, au fond, c'est comment allez-vous reprendre cette situation en main à titre personnel ? Vous savez bien que votre mission nécessite une disponibilité vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec une seule obsession : la sécurité des Français. (Exclamations sur les travées du groupe La République En Marche.) C'est comme ça qu'on réussit ! C'est place Beauvau qu'on donne l'exemple !
La sécurité, c'est une question de moral. Aujourd'hui, le moral des troupes n'y est pas, parce qu'elles attendent un chef qui soit à leur disposition vingt-quatre heures sur vingt-quatre et qui n'ait pas la tête ailleurs… (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Alain Joyandet
Politique et moyens de l'agence française de développement
Entretien des busages des fossés des chemins ruraux
Situation du secteur automobile
Financement de l'assainissement individuel