Crédit impôt association
Cédric PerrinLes Républicains
Sénateur — Territoire de Belfort
La question
M. Cédric Perrin rappelle à M. le ministre de l'action et des comptes publics les termes de sa question n°00179 posée le 06/07/2017 sous le titre : " Crédit impôt association ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/05/2019La loi de finances pour 2018 a supprimé, à compter du 1er janvier 2019, le crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS) et a remplacé ce dispositif par un allègement permanent de six points des cotisations patronales d'assurance maladie sur les rémunérations inférieures à 2,5 fois le Smic. Pour les structures privées non lucratives qui bénéficiaient du CITS au taux de 4 %, cette mesure constitue ainsi un gain de deux points sur ces rémunérations. Ces structures bénéficient également du renforcement de la réduction générale dégressive prévue par l'article L. 241-13 du code de la sécurité sociale. Celle-ci intègre, depuis le 1er janvier 2019, les cotisations patronales dues au titre des régimes de retraite complémentaire et, à compter du 1er octobre 2019, les contributions patronales dues au titre de l'assurance chômage, soit 10 points d'allègements supplémentaires au niveau du Smic. Cette mesure vise en particulier à favoriser l'embauche des salariés moins qualifiés, rémunérés à des niveaux proches du Smic où les effets de la baisse du coût du travail sur l'emploi se font le plus sentir. Par ailleurs, le renforcement de la réduction générale dégressive a conduit à réviser, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, certains dispositifs spécifiques d'exonération devenus moins favorables que le droit commun au niveau des bas salaires. Ainsi, les dispositifs spécifiques, applicables notamment aux structures privées non lucratives relevant du secteur de l'insertion professionnelle (contrats aidés, associations intermédiaires, ateliers et chantiers d'insertion), ont été supprimés au profit de la réduction générale dégressive, ce qui aboutit à un gain de 140 M€ pour ce secteur en année pleine. Pour les structures relevant du secteur des services à la personne intervenant auprès de publics fragiles, le dispositif spécifique d'exonération a été modifié dans le but de compenser la suppression du CITS et de maintenir l'effort public dans ce secteur, ce qui aboutit à un gain de 65 M€ pour ce secteur.
Source : senat.fr ↗
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