Nouvelle offensive dans la bande de Gaza
C Christine PrunaudCRCE Sénatrice — Côtes-d'ArmorLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/11/2018La France a fermement condamné hier les tirs de roquette revendiqués par le Hamas : plus de 400 – encore 70 ce matin – ont visé, depuis la bande de Gaza, des cibles civiles en territoire israélien. Les habitants du sud d'Israël vivent dans la peur ; cette peur doit cesser.
Mais ce qui doit également cesser, c'est la violence disproportionnée à l'encontre des Palestiniens. N'oublions pas que, depuis le mois de mars, la réaction des forces israéliennes aux manifestations de Gaza a fait plus de 170 morts et des milliers de blessés. Ce niveau de violence est injustifiable, quel que soit notre attachement à la sécurité d'Israël.
Au-delà de la violence, ce dont souffre Gaza, c'est d'une accumulation de crises.
Une crise humanitaire tout d'abord : subie par 2 millions de Gazaouis, elle ne cesse de s'aggraver. Pour y mettre fin, il faut effectivement lever le blocus et faire en sorte qu'Israël obtienne des garanties de sécurité crédibles. Cette crise est aggravée par le retrait américain de l'UNRWA, l'agence des Nations unies qui vient en aide à une grande partie de la population de Gaza. La France a d'ailleurs annoncé une aide d'urgence de 2 millions d'euros et doublera l'année prochaine son soutien, pour le porter à 20 millions d'euros.
La crise dont souffre Gaza est aussi politique. Elle prend sa source dans la désespérance que suscite le blocage du processus de paix. C'est particulièrement vrai à Gaza, territoire peuplé de 70 % de réfugiés et de descendants de réfugiés.
La situation est connue, son règlement passe par des négociations sérieuses pour mettre en œuvre la solution à deux États vivant dans la paix et la sécurité au sein de frontières reconnues, avec Jérusalem pour capitale. C'est l'objectif que nous poursuivons, en amis d'Israël et des Palestiniens. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche. – MM. Loïc Hervé et Alain Joyandet applaudissent également.)
M. le président. La parole est à Mme Christine Prunaud, pour la réplique.
Mme Christine Prunaud. Nous sommes en partie d'accord avec vos propos, madame la ministre, mais M. Macron avait dit qu'il fallait attendre un moment propice pour reconnaître l'État palestinien : je pense que ce moment est arrivé ! (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Mme Laurence Cohen. Exactement !
Source : senat.fr ↗
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