Fermeture de sites sucriers
J Jérôme BignonLes Indépendants Sénateur — SommeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/03/2019Toutefois, la décision unilatérale de Südzucker de quasiment fermer trois sites est absolument inacceptable. Le site de Cagny, dans le Calvados, concerne 1 100 planteurs, et 85 emplois directs devraient être supprimés ; celui d'Eppeville, dans la Somme, vise 1 400 planteurs, et 132 emplois directs devraient être supprimés et 122 transférés ; à Marseille, 5 emplois seulement seraient maintenus sur les 58 actuels.
Nous avons travaillé avec l'ensemble de la filière et des coopératives. Tous les parlementaires concernés sont invités cet après-midi même, à dix-sept heures, au ministère de l'agriculture et de l'alimentation, à une réunion de concertation. Dans une telle situation, c'est en totale transparence, en nous serrant les coudes et en travaillant avec tous les acteurs de la filière que nous y arriverons.
Vous avez été plusieurs à m'interpeller directement, vous-même, monsieur le sénateur Bignon, mais aussi Daniel Dubois, Corinne Féret, Samia Ghali et d'autres, et je crois que nous devons avancer dans une seule et même direction. Ensemble, nous devons affirmer que nous ne pouvons pas laisser faire les choses ainsi.
La semaine prochaine, mon collègue Bruno Le Maire, ministre de l'économie et des finances, et moi-même rencontrerons le président de Südzucker, afin de connaître ses intentions réelles. Je rappelle que 17 % de la filière betteravière est directement concerné.
Il nous faut aller plus loin pour réorienter et réorganiser cette filière. Nous travaillons dans ce sens avec l'ensemble des acteurs concernés.
La situation est grave, mais, comme le montre votre question, monsieur Bignon, elle est prise en compte par l'ensemble des parlementaires. Soyez assuré qu'elle l'est aussi par le Gouvernement, qui sera au rendez-vous pour négocier avec l'entreprise Südzucker et accompagner la filière !
Mme la présidente. La parole est à M. Jérôme Bignon, pour la réplique.
M. Jérôme Bignon. Ce capitalisme sauvage entre États membres, ces intérêts court-termistes, ces distorsions de concurrence, ces usages dévoyés de l'argent public ne sont pas acceptables dans un marché unique européen, pas plus que ce non-respect des planteurs et des travailleurs. Néanmoins, je vous remercie, monsieur le ministre, de votre réponse ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires.)
Source : senat.fr ↗
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