Conséquences des élections israéliennes
P Pierre LaurentCRCE Sénateur — ParisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 12/04/2019Vous avez ensuite évoqué les élections législatives en Israël qui ont eu lieu mardi. Je ne voudrais pas faire de commentaire particulier.
D'abord, les résultats n'ont pas encore été proclamés officiellement, même s'il apparaît que l'issue du vote est claire et que le parti du Premier ministre Netanyahou et ses alliés sont sortis vainqueurs du scrutin, puisque leur principal adversaire, M. Gantz, l'a reconnu hier.
Et une fois les résultats proclamés, il appartiendra au président de l'État d'Israël, M. Rivlin, de désigner la personnalité qui sera chargée de former une coalition gouvernementale. Compte tenu du pluralisme de la démocratie israélienne – il y a une grande diversité des formations politiques représentées –, cela risque de prendre du temps, peut-être plusieurs semaines. La France se tient prête à travailler avec le nouveau gouvernement israélien, dans l'esprit de coopération et d'amitié qui préside à nos relations depuis soixante-dix ans.
Sur le processus de paix, notre ligne est claire. J'entends vos déclarations et je suis conscient des faits que vous rapportez. Mais vous avez oublié d'indiquer que la France a décidé de renforcer son aide à l'Unrwa pour compenser le retrait américain. (M. Pierre Laurent acquiesce.) Je vous remercie de le reconnaître.
La position de la France n'a pas changé. Nous sommes attachés à un cadre : le droit international, avec les résolutions du Conseil de sécurité auxquelles vous faites référence.
Mme Laurence Cohen. Et concrètement, vous faites quoi pour le faire respecter ?
M. Jean-Yves Le Drian, ministre. Nous sommes attachés à une méthode : la négociation.
Mme Laurence Cohen. Et donc ?
M. Jean-Yves Le Drian, ministre. Nous sommes attachés à un objectif : deux États, Israël et la Palestine, vivant dans la paix et la sécurité au sein de frontières reconnues, avec Jérusalem pour capitale des deux.
Mme Éliane Assassi. Alors, reconnaissez l'État palestinien !
M. Jean-Yves Le Drian, ministre. C'est la position de la France ; elle ne bouge pas. C'est aussi la position de l'Union européenne. Et c'est sur ces bases-là que nous souhaitons qu'un nouveau processus de paix puisse se réaliser. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche et du groupe Les Indépendants – République et Territoires, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
Source : senat.fr ↗
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