Saint-Gobain
Olivier JacquinSER
Sénateur — Meurthe-et-Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 12/04/2019Mais – je veux également le rappeler – il n'est pas question de délocalisation. Nous parlons de la situation d'un site qui vient de bénéficier d'un engagement d'investissement de plus de 100 millions d'euros et qui est en train de recruter quatre-vingts emplois supplémentaires. Je pense donc qu'il faut replacer le sujet dans son juste positionnement. Il est question d'une possible ouverture de capital, pas d'une délocalisation : cette possible ouverture de capital a vocation à permettre au site de trouver son équilibre financier.
Vous vous inquiétez de la situation du groupe Saint-Gobain. Comme je l'ai indiqué, le site a effectivement perdu 50 % de ses parts de marché. L'enjeu pour nous, notre responsabilité vis-à-vis des salariés et de leur famille, c'est de faire en sorte que l'activité soit durable et pérenne, parce que compétitive.
Vous avez raison : c'est l'un des derniers sites de production de canalisations en Europe. C'est probablement un atout, de même que la présence de savoir-faire anciens et d'un certain nombre d'avances technologiques par rapport aux concurrents indiens et chinois.
C'est tout l'enjeu de la discussion qui va s'ouvrir maintenant avec M. de Chalendar et d'autres parties. Notre ambition est de faire du site la plaque de production pour l'ensemble de l'Europe de ces fameuses canalisations et bouches d'égout que vous évoquiez.
Nous sommes engagés dans cette direction. Bien entendu, nous avancerons dans la plus parfaite transparence avec les élus, mais également avec les organisations syndicales. Nous devons voir l'enjeu de compétitivité avec elles. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Olivier Jacquin, pour la réplique.
M. Olivier Jacquin. Madame la secrétaire d'État, ne jouez pas sur les mots : le risque de délocalisation, il est à terme !
En entendant votre réponse, je m'interroge. Y a-t-il un pilote dans l'avion ?
Ma question était : quelle est la vision stratégique pour cette filière ? Quel projet industriel avec un mémorandum qui engage peut-on bâtir pour préserver l'emploi ?
M. le président. Il faut conclure !
M. Olivier Jacquin. Nous ne voulons pas d'un accord capitalistique avec les Chinois ou d'autres qui dépouillerait les salariés, le territoire et la France. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Source : senat.fr ↗
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