Actions en faveur de la biodiversité
J Jérôme BignonLes Indépendants Sénateur — SommeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2019Vous le savez, voilà encore quelques années, quand je me suis engagé pour l'écologie, beaucoup de gens ridiculisaient un tel engagement : « À quoi bon s'intéresser aux petites fleurs et aux petits oiseaux ? Il y a bien d'autres sujets beaucoup plus importants. » Or, aujourd'hui, des scientifiques du monde entier ont fait un rapport précis sur l'état de la biodiversité ; cela passe, en effet, par la mesure des petites fleurs et des petits oiseaux, chez nous, en France, comme partout dans le monde.
Pour ma part, je suis fier d'être un ministre nommé par un Président de la République qui a reçu ces scientifiques. C'est la première fois qu'un Président de la République fait de la biodiversité un enjeu dans la politique internationale, dans la diplomatie française, de même niveau que le climat. Par ailleurs, il demande au Gouvernement d'agir, ici et maintenant, dans sa politique pour la biodiversité.
Je veux vous donner deux exemples pour garder espoir, car vous m'avez semblé céder un peu au fatalisme ; pour ma part, je ne céderai jamais au fatalisme sur ce sujet.
Dans les années 1970 et 1980, le bouquetin avait quasiment disparu des Pyrénées et des Alpes ; aujourd'hui, il y en a dix mille en France. Dans les années 1970, il n'y avait plus que trois espèces de poisson dans la Seine ; aujourd'hui, il y en a près de quarante. Pourquoi ? Parce que nous avons su prendre des mesures de prévention, de lutte contre les problèmes de pollution, à la racine. En matière d'eau, il s'agit de la lutte contre les pollutions industrielles et de l'amélioration du traitement des eaux usées, et, pour continuer avec l'exemple du bouquetin, il s'agit de la protection des endroits où il peut se développer.
C'est exactement ce que nous allons continuer à faire. Nous le faisons à travers la création de l'Office français de la biodiversité, qui disposera de 5 000 agents dédiés à la biodiversité sur l'ensemble du territoire français, et celle du parc naturel forestier. Nous allons protéger près de 30 % du territoire national, comme nous l'a demandé le Président de la République.
M. le président. Il faut conclure !
M. François de Rugy, ministre d'État. Croyez en notre détermination à agir pour l'écologie en général et pour la biodiversité en particulier. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, ainsi que sur des travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires.)
Source : senat.fr ↗
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