Prix des carburants
J Joël BigotSER Sénateur — Maine-et-LoireLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2019La taxe flottante, instaurée en 2000, n'arrivait pas à suivre les mouvements à la hausse ou à la baisse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Toujours à contretemps, et donc inefficace, elle a été abandonnée en 2002. Il n'est pas question de promettre aux Français une mesure qui ne marche pas.
Certains – je ne crois pas que tel était votre propos – suggèrent de baisser les taxes à proportion de la hausse des prix du carburant. Or les prix de l'essence et du gazole ont augmenté d'environ 10 centimes depuis le début de l'année, ce qui signifie qu'il faudrait dégager 4 milliards d'euros dans le budget de l'État. Ce n'est pas très sérieux.
Quant à s'endetter pour subventionner l'importation du pétrole, ce ne serait pas plus sérieux.
Nous menons d'autres actions de fond dans plusieurs directions.
Il s'agit de réduire notre dépendance au pétrole en matière de transports et de chauffage : depuis le début de l'année, 8 000 Français demandent, chaque semaine, à bénéficier de la prime d'État mise en place pour la conversion d'un ancien véhicule – à ce rythme, cela représentera près de 400 000 demandes sur l'année. Je songe aussi au dispositif relatif aux chaudières, financé par les certificats d'économies d'énergie, justement payés par les grands groupes comme Total, ou encore au chèque énergie, qui permet d'alléger la facture de chauffage des Français, et au chèque déplacement, qui fait l'objet de négociations des partenaires sociaux, à la demande du Premier ministre.
M. le président. Il faut conclure !
M. François de Rugy, ministre d'État. Il s'agit de permettre aux Français qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail de bénéficier d'une aide, à l'instar de ce qui existe pour le chèque déjeuner. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Joël Bigot, pour la réplique.
M. Joël Bigot. Les Français attendent des mesures concrètes. Or les tarifs de l'électricité augmenteront de 5,9 % au 1er juin prochain. Le climat social, dans les mois qui viennent, dépendra justement des solutions concrètes que le Gouvernement prendra. (Applaudissements sur des travées du groupe socialiste et républicain.)
Source : senat.fr ↗
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