Mercosur
M Marie-Christine ChauvinLes Républicains Sénatrice — JuraLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/05/2019Le Président de la République s'est entretenu samedi dernier avec le président Juncker. J'ai moi-même travaillé de longues heures avec le commissaire Hogan. Notre position est claire : la France est opposée à la signature de l'accord avec le Mercosur voulu par l'actuelle Commission, car il ne correspond pas à nos standards. La France ne peut pas être favorable à cet accord, car il se ferait au détriment de notre agriculture. La France est opposée à cet accord, parce qu'il se ferait au détriment de nos standards sanitaires. La France est opposée à cet accord, parce qu'il se ferait au détriment de nos standards alimentaires. Enfin, la France est opposée à cet accord, parce qu'il se ferait au détriment de l'accord de Paris et de nos critères environnementaux. Je ne peux pas être plus clair.
La majorité actuelle de la Commission négocie avec le Mercosur et voudrait entériner cet accord. La France n'y est pas favorable, nous l'avons dit. En l'état actuel des choses, si la question se posait, la France voterait contre cet accord. Avant que la question ne se pose, les discussions diplomatiques et politiques doivent se poursuivre. Il faut que la Commission infléchisse sa position. L'accord du Mercosur ne peut pas se faire au détriment de l'agriculture et des agriculteurs français. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste.)
M. le président. La parole est à Mme Marie-Christine Chauvin, pour la réplique.
Mme Marie-Christine Chauvin. Merci, monsieur le ministre. J'espère véritablement que vous tiendrez un discours aussi ferme devant la Commission européenne, parce qu'on ne peut pas demander toujours plus d'efforts et imposer toujours plus de normes à nos agriculteurs et, « en même temps », ne pas appliquer les mêmes règles aux produits d'importation.
M. le président. Il faut conclure !
Mme Marie-Christine Chauvin. Ce n'est pas cohérent, ce n'est pas acceptable.
Monsieur le ministre, cessons de sacrifier nos agriculteurs, nos éleveurs et de tromper nos consommateurs ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
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