Affaire Lambert
B Bernard FournierLes Républicains Sénateur — LoireLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 22/05/2019Vous le savez, l'État français a toujours été soucieux de s'assurer que l'application de la procédure d'arrêt de traitement en cas d'obstination déraisonnable respectait le cadre de la loi Claeys-Leonetti, votée en 2016.
Hier soir, la cour d'appel de Paris a accepté la requête des parents de Vincent Lambert et a ordonné la reprise des traitements, afin de respecter les recommandations du Comité des droits des personnes handicapées de l'ONU. L'équipe médicale en charge de Vincent Lambert appliquera ces mesures provisoires. Je n'en dirai pas davantage sur ce cas particulier.
Aujourd'hui, encore plus que jamais, nous devons respecter l'intimité et la douleur de la famille et des proches de Vincent Lambert.
La seule leçon que nous pouvons retenir de cette situation, c'est que chacun remplisse ses directives anticipées. Chaque personne majeure peut, depuis la loi Claeys-Leonetti de 2016, rédiger par avance une déclaration pour préciser ses volontés en fin de vie. Chacun peut inscrire son refus ou sa volonté de poursuivre, de limiter ou d'arrêter les traitements ou les actes médicaux. Les consignes données dans les directives anticipées permettent aux équipes médicales de prendre en charge les patients en respectant leur propre volonté. On peut les remplir sur internet ; elles sont également accessibles dans le dossier médical partagé. J'engage chaque Français, aujourd'hui, à les renseigner. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – M. Loïc Hervé applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Bernard Fournier
Propos sur la tendance politique des médias
Projet de consignation des bouteilles plastiques
Prestations de santé à domicile
Port de l'uniforme militaire