Crise dans le Golfe
J Jean-Marie BockelUC Sénateur — Haut-RhinLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/06/2019Nous avons récemment assisté à une montée des tensions et des provocations dans les eaux du golfe Persique et au-delà. Les derniers incidents impliquant des pétroliers en mer d'Oman contribuent à alimenter des tensions déjà fortes ; toute la lumière doit être faite sur ces événements. Il importe d'éviter une escalade non maîtrisée et de privilégier le dialogue pour réduire les tensions.
La priorité est que l'Iran reste partie à l'accord sur le nucléaire ; c'est d'ailleurs ce que le Président de la République a rappelé au président des États-Unis lors des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement. Tous les efforts du Gouvernement vont dans ce sens.
Dans cette perspective, l'Iran doit respecter ses obligations et l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, continuer de le vérifier. L'Iran doit pouvoir bénéficier de l'accord de Vienne, comme celui-ci le prévoit. Toutes les parties doivent rechercher la voie d'une désescalade par des gestes discrets et modestes ; le Gouvernement travaille en ce sens.
Pour ce qui concerne le second volet de votre question, le peuple yéménite subit effectivement une terrible crise humanitaire dans ce conflit qui n'a que trop duré. Les pourparlers qui se sont tenus en décembre en Suède, sous l'égide des Nations unies, ont permis, pour la première fois depuis des années, d'ouvrir une perspective de paix. Leurs résultats ont été endossés par le Conseil de sécurité. Une mission d'observation des Nations unies a été déployée sur le terrain dans la ville côtière d'Hodeïda. Les parties observent dans cette ville et alentour une trêve, qui est relativement bien respectée. La médiation des États-Unis au travers de l'action de l'envoyé spécial du secrétaire général, Martin Griffiths, cherche à obtenir un accord global rassemblant toutes les parties yéménites.
La France s'emploie à faire aboutir ces efforts de paix, auprès tant du gouvernement yéménite que des Houthis des pays arabes comme de l'Iran. Dans cette crise, nous parlons à tous les acteurs sans exclusive et sans naïveté ; compte tenu de nos responsabilités internationales, nous y sommes particulièrement vigilants. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Marie Bockel, pour la réplique.
M. Jean-Marie Bockel. On ne peut bien sûr qu'acquiescer à vos propos, monsieur le ministre, mais nous avons le sentiment, que ce soit au sein de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN ou ici au Sénat, où mon collègue Jean-Noël Guérini et moi-même avons reçu hier, avec le président Larcher, l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Paris, que la situation est extrêmement dangereuse. Il faut en effet agir ! (Applaudissements sur les travées du groupe Union Centriste. – M. Jean-Noël Guérini applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Jean-Marie Bockel
Conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur les radios indépendantes
Territoires, mesures sanitaires et responsabilité pénale des employeurs
Dispositif de pension afférente au grade supérieur
Assassinat de Sarah Halimi et irresponsabilité pénale