80 km/h
J Jean-Claude RequierRDSE Sénateur — LotLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/07/2019Auparavant, un mot : vous avez évoqué vous-même la possibilité offerte par le projet de loi d'orientation sur les mobilités – « projet », car, comme chacun le sait ici, la commission mixte paritaire n'a pas été conclusive, et le texte devra donc repasser à l'Assemblée nationale – aux présidents de conseils départementaux de remonter la vitesse maximale, sur le réseau dont ils ont la gestion, à 90 kilomètres-heure.
L'exercice de cette faculté qui leur est offerte devra s'accompagner d'une instruction et d'une consultation dans le cadre des comités départementaux de la sécurité routière. Elle leur permettra de choisir la façon dont ils veulent organiser les choses sur ce réseau.
Il ne s'agit pas de revenir en quoi que ce soit sur cette possibilité offerte aux présidents de conseils départementaux, dont certains ont indiqué qu'ils voudraient se saisir quand d'autres, d'ailleurs, ont affirmé qu'ils ne souhaitaient pas changer la limitation à 80 kilomètres-heure.
Créé en 2001, le Conseil national de la sécurité routière est un organisme composé de 67 membres, dont 2 représentants du Sénat et 2 représentants de l'Assemblée nationale. Il est présidé par un élu local, en l'occurrence le maire de Flers, dans le magnifique département de l'Orne.
M. le président. Magnifique ! (Sourires.)
M. Roger Karoutchi. Absolument !
M. Bruno Retailleau. Absolument magnifique !
M. Édouard Philippe, Premier ministre. Quiconque connaît les départements de Normandie sait qu'ils sont magnifiques ! (Nouveaux sourires.)
Le Conseil national de la sécurité routière n'exprime pas la position du Gouvernement. Il s'agit d'un de ces organismes composés d'experts, d'élus locaux et nationaux. Il a formulé des aides à la décision, des recommandations, considérant, par exemple, que des changements trop systématiques de limitation de vitesse sur certains tronçons rendraient la lisibilité de la réglementation pour l'usager peu pratique et imparfaite.
Cette recommandation me paraît empreinte de bon sens et d'expertise, mais il appartiendra, bien entendu, à ceux qui sont les gestionnaires des réseaux de prendre leurs responsabilités ; c'est tout le sens de la LOM et de ce que nous avons voulu mettre en œuvre.
Pour sa part, l'État, qui est lui aussi gestionnaire d'une partie du réseau concerné, a fait le choix de fixer la limitation maximale à 80 kilomètres-heure, un choix qu'il assume par la voix du Premier ministre, chef du Gouvernement.
Il appartiendra aux présidents des conseils départementaux d'utiliser la faculté qui leur sera ouverte par la loi d'orientation sur les mobilités, lorsqu'elle aura été publiée, et de prendre en compte ou pas, selon leur souhait, ces orientations.
Il me semble qu'il n'est jamais problématique en soi de pouvoir s'appuyer sur des recommandations préparées par des experts. Les choses sont claires : les présidents prendront leurs responsabilités.
Certains ont cru lire, dans ces aides à la décision, des recommandations formulées par le Gouvernement ; ce n'est pas le cas et vous m'avez offert, monsieur le président Requier, la possibilité de le préciser. Je vous en remercie. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – M. Jérôme Bignon applaudit également. – M. Alain Fouché proteste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Jean-Claude Requier
Cumul du dispositif « amortisseur électricité » et des contrats de performance énergétique
Impact de la baisse de la prise en charge des contrats d'apprentissage
Suites de la réforme des retraites
Plan climat