Régime de l'assurance chômage
M Michelle MeunierSER Sénatrice — Loire-AtlantiqueLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 03/10/2019La question qu'il me semble utile, au fond, de se poser est celle-ci : pourquoi avons-nous souhaité mener cette réforme de l'assurance chômage ?
Je rappellerai trois chiffres, qui, pour moi, sont extrêmement importants : tout d'abord, 87 % des embauches en France sont réalisées en contrat à durée déterminée ; parmi ces embauches, 70 % correspondent à des contrats d'une durée inférieure à un mois ; parmi ces contrats de moins d'un mois, enfin, 85 % sont des réembauches.
Cette réalité, madame la sénatrice Meunier, c'est celle de la précarité des travailleurs et des travailleuses en France et, cette réalité, le Gouvernement ne peut pas l'accepter !
Dans le même temps, on constate qu'un chômeur sur cinq peut percevoir plus au chômage qu'en travaillant. (Exclamations sur des travées des groupes SOCR et CRCE.)
M. Éric Kerrouche. Arrêtez !
Mme Sibeth Ndiaye, secrétaire d'État. C'est une réalité !
On voit également que certains secteurs économiques usent et abusent des contrats courts, ce qui contribue à précariser toujours davantage les travailleurs.
Quelle réforme avons-nous proposée pour lutter contre cette précarité ?
D'abord, nous avons voulu en terminer avec le recours abusif aux contrats courts. Avec la mise en place du bonus-malus, la cotisation chômage de l'employeur pourra être modifiée en fonction de son comportement.
Nous avons aussi souhaité inciter davantage à la reprise du travail. Ainsi, nous ne changeons pas le capital d'indemnités auquel les chômeurs ont droit ; nous le répartissons juste différemment dans le temps, afin que, le plus rapidement possible, la personne en recherche d'emploi soit incitée à revenir à l'emploi.
Enfin, nous renforçons considérablement – j'insiste sur le terme – l'accompagnement des personnes en situation de chômage. C'est pour cette raison que la ministre du travail a annoncé des embauches importantes au sein de Pôle emploi.
Nous avons là une réforme qui nous permettra très largement de lutter contre la précarité du travail. (Applaudissements sur des travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à Mme Michelle Meunier, pour la réplique. Vous avez huit secondes, ma chère collègue…
Mme Michelle Meunier. C'est trop, monsieur le président ! Devant tant de caricatures et d'idées reçues, je reste sans voix ! (Rires et applaudissements sur les travées des groupes SOCR et Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Michelle Meunier
Situation des familles d'enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique
Remboursement des frais dentaires
Situation des familles d'enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique
Mesures de prévention du harcèlement et des violences sexuelles lors des séjours du service national universel