Finances locales
A Alain DuranSER Sénateur — AriègeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/11/2019M. Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'action et des comptes publics. Monsieur le sénateur Alain Duran, vous avez évoqué dans votre question plusieurs aspects de la fiscalité locale ; permettez-moi de revenir sur deux d'entre eux.
En premier lieu, je veux à mon tour saisir l'occasion du congrès des maires pour garantir, comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire, de même que M. le Premier ministre à plusieurs reprises, à l'ensemble des élus de France que la suppression de la taxe d'habitation, qui est avant tout une mesure de justice fiscale et de pouvoir d'achat pour nos compatriotes, sera intégralement compensée aux collectivités, non par des dotations, comme cela a toujours été le cas, mais, à l'euro près, par des recettes fiscales dynamiques et pérennes, de manière à ce que l'autonomie financière des collectivités soit assurée et à ce qu'on ne reproduise pas les travers du Fonds national de garantie individuelle des ressources, qui avait été mis en place à l'occasion de la suppression de la taxe professionnelle, de manière aussi à ce que les collectivités ne connaissent pas à nouveau, comme cela a toujours été le cas, un amoindrissement des allocations de compensation, que l'État cesse toujours de verser à un moment ou à un autre.
Nous changeons de modèle, nous faisons en sorte que la compensation soit intégrale, durable et, surtout, dynamique. Je pense que nous pourrons, les uns et les autres, nous accorder sur ce sujet.
En second lieu, vous avez évoqué la fiscalité qui pèse sur les entreprises. Je voudrais d'abord souligner une chose : quand on réfléchit un petit peu aux impôts qui pèsent sur la production – Agnès Pannier-Runacher en témoignerait tout aussi fortement –, on pourrait évoquer encore d'autres impôts que ceux auxquels vous avez fait allusion, notamment la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S). En effet, cet impôt particulièrement lourd, puisqu'il représente 4 milliards d'euros, est jugé par le Conseil d'analyse économique comme un impôt particulièrement inefficace, qui devrait être réformé.
Nous pouvons aussi ouvrir un certain nombre de chantiers sans nécessairement poser la question du niveau des ressources. Les barèmes de la CFE sont-ils toujours satisfaisants pour les élus ? Je ne le crois pas. Les recettes de la CVAE sont-elles toujours prévisibles pour les collectivités ? Ce n'est pas le cas non plus ; toutes celles et tous ceux qui ont une expérience intercommunale ont pu le mesurer. Peut-on progresser, comme cela a été le cas lors de la révision des valeurs locatives des locaux professionnels ?
Oui, et il faut continuer ce travail de « sincérisation ». Nous avons un objectif : faire en sorte que le panier fiscal sur lequel s'appuient les collectivités soit stable, qu'il soit juste et qu'il soit durable ! (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Alain Duran
Accueil et numéro uniques d'appel téléphonique en cas d'urgence
Circulaire relative à l'attribution des nuances politiques aux candidats aux élections municipales
Transfert de la taxe d'habitation des communes vers un établissement public de coopération intercommunale
Sécurisation de la nationale 20 en Ariège