Scolarisation des enfants handicapés
C Colette MélotLes Indépendants Sénatrice — Seine-et-MarneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/11/2019M. Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Madame la sénatrice, je vous prie tout d'abord de bien vouloir excuser l'absence de M. Jean-Michel Blanquer, qui est actuellement présent au congrès des maires pour échanger avec les élus sur les questions d'éducation ; le sujet de l'école inclusive sera sûrement soulevé, parce qu'il est au cœur des attentes et du quotidien des Français, qui sollicitent énormément leurs élus sur ces questions.
Une réalité est indéniable : nous sommes en train de rattraper un retard très important sur cette question. Les besoins étaient énormes, ils restent importants. Une partie du chemin a été parcourue, mais il reste beaucoup à faire. Nous avons du moins la conviction d'avoir fait, en cette rentrée 2019, un pas de géant pour l'école inclusive. Vous avez rappelé les chiffres : 40 000 élèves supplémentaires accueillis depuis deux ans, un renforcement très fort des programmes, 300 créations d'unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), ainsi que de classes autisme, et 4 500 recrutements d'AESH pour accueillir à l'école et accompagner davantage d'enfants en situation de handicap. Les progrès sont très importants.
Vous avez posé deux questions très concrètes. Concernant, en premier lieu, les élèves qui ne disposent pas encore, aujourd'hui, de solution d'accompagnement, nous agissons pour les aider, même si des progrès restent à faire. Ils ne sont déjà plus 11 000, mais 8 000 ; c'est encore beaucoup, mais c'est deux fois moins que l'année dernière à la même époque.
Pour les accompagner, nous avons renforcé dans un certain nombre de maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) le détachement de personnels enseignants pour traiter les dossiers en urgence et régler ces situations d'ici à la fin de l'année.
La seconde question que vous posez, madame la sénatrice, est celle des AESH. Nous avons agi en cette rentrée pour « déprécariser » leur statut avec des contrats plus robustes – au moins trois ans –, voire des CDI. Les contrats aidés sont moins nombreux pour mieux former et accompagner financièrement ces accompagnants.
Aujourd'hui, plus de 80 % des AESH ne sont plus en emploi aidé : ils sont en contrat de trois ans ou plus, voire en CDI. Il en reste à intégrer au dispositif. Ce sera la mobilisation des années qui viennent, avec pour objectif des contrats robustes pour l'ensemble des accompagnants d'ici à la fin du quinquennat. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à Mme Colette Mélot, pour la réplique.
Mme Colette Mélot. Monsieur le secrétaire d'État, c'est un sujet à la fois sensible et compliqué. Beaucoup de familles concernées sont dans la détresse et attendent des mesures, sinon immédiates, du moins très rapides. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Indépendants.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Colette Mélot
Lutte contre le harcèlement scolaire
Formation des maîtres de stage des universités
Suicide de Lindsay dans le Pas-de-Calais et harcèlement scolaire
Accès aux informations concernant la santé pour les jeunes sourds et malentendants