Menaces de nouvelles coupures électriques sauvages
A Alain CazabonneUC Sénateur — GirondeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/12/2019Comme vous l'avez dit, ces coupures ont eu lieu essentiellement à Nantes, à Nice, à Bordeaux, à Lyon et à Orléans. Elles ont affecté plusieurs dizaines de milliers de personnes et de nombreux établissements, dont cinq cliniques et une caserne de pompiers à Lyon. Elles ont aussi provoqué des dégâts dans des entreprises locales – je pense, par exemple, à l'intoxication d'employés liée à la coupure électrique d'un four industriel, à Béziers – et une mise hors service du réseau des feux tricolores à Perpignan, ce qui a évidemment mis en danger la population.
Si l'électricité n'a été coupée que quelques secondes dans la plupart des installations et des habitations, grâce à la redondance de notre réseau, plusieurs milliers de personnes ont subi des coupures d'une durée plus longue, de plusieurs minutes à plusieurs heures. Les conséquences de ces actes pourraient être dramatiques. Ce n'est pas admissible. Je condamne donc avec la plus grande fermeté les coupures d'électricité volontaires survenues ces dernières heures sur le réseau électrique.
Si, bien évidemment, à l'instar de l'ensemble des membres du Gouvernement, je respecte le droit de grève, constitutionnellement garanti, celui-ci ne saurait justifier de telles actions. Ces agissements sont heureusement le fait d'une petite minorité de grévistes, qui ne sont pas toujours salariés des opérateurs eux-mêmes et que je ne confonds pas avec l'immense majorité des agents du service public, qui sont attachés à leur mission. Ils ne peuvent pas rester sans suite et appellent la plus grande sévérité.
La ministre Élisabeth Borne a d'ailleurs demandé à Enedis et à RTE que chacun de ces actes fasse l'objet d'une plainte systématique et enclenche les procédures disciplinaires nécessaires. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à M. Alain Cazabonne, pour la réplique.
M. Alain Cazabonne. J'y insiste, au nom du groupe Union Centriste, il ne s'agit pas de contester le droit de grève. Il s'agit de dénoncer l'utilisation du matériel par des personnes qui portent atteinte à la sécurité des citoyens.
Je veux vraiment attirer votre attention sur ce point, madame la secrétaire d'État : les événements qui sont survenus sont graves. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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