Convention citoyenne pour le climat
F Frédéric MarchandRDPI Sénateur — NordLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 16/01/2020M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire.
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire. Monsieur le sénateur Frédéric Marchand, vous avez raison : la création de la Convention citoyenne pour le climat marque un moment charnière à la fois pour la démocratie et pour l'écologie.
Pour la démocratie, d'abord, parce que nos concitoyens aspirent à participer de plus en plus à l'élaboration des politiques publiques. C'est, d'une certaine manière, la continuation de la dynamique à l'œuvre dans le grand débat national.
Pour l'écologie, ensuite, parce que nous avons besoin de mesures fortes, qui embarquent tous les Français.
Je salue les 150 Français qui, depuis plusieurs semaines, travaillent d'arrache-pied sur de très nombreuses propositions, avec un sens élevé de leurs responsabilités. Élisabeth Borne, moi-même et tout le ministère de la transition écologique et solidaire suivons leurs travaux avec une grande attention.
Ces citoyens sont extrêmement soucieux, voire inquiets, de ce que nous ferons de leurs propositions. À cet égard, leur rencontre avec le Président de la République, qui a répondu à leur invitation, a permis de réaffirmer l'importance que nous accordons au travail de cette convention et de confirmer la suite qui lui sera donnée.
L'engagement pris, réaffirmé par le chef de l'État, est que les propositions de la Convention seront reprises sans filtre.
M. Philippe Dallier. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État. Il l'a dit sans ambages : ces propositions devront être claires, détaillées, opérationnelles. En accord avec la Convention, elles devront être remises, au plus tard, en avril prochain.
Le Président de la République a également pris l'engagement de revenir devant la Convention citoyenne pour préciser les modalités de mise en œuvre. Les propositions les plus abouties pourront être soumises au référendum ou au Parlement – on voit bien là l'articulation entre ces deux formes de démocratie – ou faire l'objet d'un texte réglementaire. Celles qui sont moins finalisées pourront donner lieu à un travail entre les parlementaires et les citoyens.
Enfin, le chef de l'État a exprimé son soutien à l'idée d'un référendum, probablement à questions multiples, pour prolonger ce débat démocratique sur l'écologie.
Face à l'urgence climatique, les citoyens sont de plus en plus convaincus qu'il faut agir. Nous allons construire les réponses avec eux ! (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
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