Remplacement des auxiliaires de vie scolaire
Éric GoldRDSE
Sénateur — Puy-de-Dôme
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/01/2020Vous abordez la question de l'école inclusive, qui est absolument centrale et dont nous avons eu l'occasion de débattre à de nombreuses reprises dans cet hémicycle, notamment lors de l'examen de la loi pour une école de la confiance, portée par Jean-Michel Blanquer.
C'est une petite révolution qui a eu lieu dans l'éducation nationale en cette rentrée, avec la création d'un service public de l'école inclusive, sur l'initiative de Jean-Michel Blanquer et de Sophie Cluzel, qui comprend effectivement un certain nombre de dispositifs, notamment les pôles inclusifs d'accompagnement localisés, que vous avez cités.
Désormais, ce n'est plus à la famille et à l'enfant d'attendre un accompagnement en arrivant à l'école ; c'est à l'accompagnant, lors de la rentrée, d'attendre l'arrivée de la famille et de l'enfant à l'école. Toutes les mesures que nous avons prises tendent vers cet objectif.
Évidemment, il y a du retard à rattraper ; évidemment, il reste encore des difficultés, parce que nous scolarisons de plus en plus d'enfants en situation de handicap, mais les choses s'améliorent.
Précisément, elles s'améliorent en matière d'accompagnement. Vous avez abordé la situation des AESH. Une décision très forte a été prise, à savoir lutter contre la précarité de cette fonction, de ce métier, en passant de contrats très courts, extrêmement précaires, qui se succédaient les uns aux autres, à des contrats robustes, de long terme – trois ans –, renouvelables une fois et « CDIsables » ensuite.
Les choses ont progressé : cette rentrée, plus de 83 % des AESH bénéficiaient d'un contrat de trois ans.
Nous sommes dans un moment de transition, passant de contrats précaires à une véritable filière professionnelle d'accompagnement, qui a toute sa place dans la communauté éducative.
Des difficultés ont pu être identifiées ici ou là, notamment s'agissant des remplacements. Nous y répondons point par point, situation par situation, mais nous avons bon espoir et nous agissons pour que, dès l'année prochaine, les choses se stabilisent dans la durée,…
M. le président. Il faut conclure !
M. Gabriel Attal, secrétaire d'État. … car c'est bien une filière professionnelle que nous avons mise en place, au service des élèves et de leurs familles. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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