Amélioration des relations entre la police et les citoyens
O Olivier LéonhardtRDSE Sénateur — EssonneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/06/2020M. Christophe Castaner, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur Léonhardt, pour défendre cette institution de la police républicaine, que vous avez saluée dans son quotidien et à laquelle nous rendons tous hommage ici, il convient d'être particulièrement exigeant.
Il faut faire en sorte que chaque faute, et il peut y en avoir, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes, fasse l'objet d'une enquête, d'une décision et d'une sanction.
Je suis intransigeant sur le sujet des policiers qui fauteraient, car nous avons l'exigence de garantir la sérénité du travail de l'ensemble de la police et de la gendarmerie. Ce qui est essentiel, c'est d'assurer la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, l'antisémitisme et s'engage pour défendre l'honneur de la République.
M. Bruno Retailleau. Très bien !
M. Christophe Castaner, ministre. Il s'agit non pas de faire des amalgames, mais de dénoncer tout propos ou tout comportement inapproprié. S'il y a faute, elle doit être sanctionnée, comme c'est d'ailleurs systématiquement le cas.
Le Défenseur des droits rendait, il y a quelques jours, un rapport sur des faits qui remontent à plusieurs années ; les policiers incriminés ont fait l'objet d'une peine d'emprisonnement de quatre mois !
Il y a quelques semaines, à Marseille, des policiers ont eu un comportement et ont commis des gestes inacceptables. Sur décision de justice, un d'entre eux a été condamné à quarante mois d'emprisonnement, pour avoir transporté une personne contrôlée de force en dehors de la ville de Marseille. Ces faits sont inacceptables : ils font l'objet de sanctions.
Nous devons être vigilants, mais aussi attentifs, en nous engageant, pour répondre à votre question, auprès de la police et de la gendarmerie.
Depuis 2017, le budget de la police et de la gendarmerie a augmenté de 1 milliard d'euros, ce qui est significatif. Depuis 2017, nous avons lancé un programme de recrutement de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires pour tous les services, qu'il s'agisse du renseignement, mais aussi de la police de sécurité du quotidien.
Monsieur le sénateur, pour clore mon propos, je vous renvoie non pas aux commentaires, mais à la réalité d'analyses sérieuses.
Récemment, l'université Savoie Mont-Blanc a travaillé sur le rapport entre les citoyens et la police : 48 134 personnes ont été interrogées dans ce cadre, et 85,3 % d'entre elles ont une opinion très positive ou positive de la police nationale et de la gendarmerie. C'est cela la réalité, ce ne sont pas les commentaires médiatiques. La réalité, elle ne se fait pas sur les réseaux sociaux ! (Applaudissements sur les travées des groupes LaREM, RDSE et UC, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains.)
Mme Françoise Gatel. Très bien !
M. le président. J'appelle chacun à bien respecter son temps de parole.
Source : senat.fr ↗
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