Dispositif « sport-santé-culture-civisme »
Jacques GrosperrinLes Républicains
Sénateur — Doubs
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/06/2020M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Monsieur le président, votre longévité est encore plus grande que ce que je croyais ! (Sourires.)
Monsieur Grosperrin, vous posez là une question extrêmement importante, dans un contexte très particulier. À ce titre, nous avons plusieurs points d'accord, à commencer par l'importance du sport et de la culture. N'oublions pas la finalité du dispositif 2S2C, qui, j'en suis persuadé, fait consensus dans notre société : plus d'activité sportive, plus d'activité culturelle, plus d'éducation à la santé et au civisme aussi. Aujourd'hui, nous avons l'occasion d'avancer sur cette question.
Je rappelle que ce dispositif n'a rien d'obligatoire ou de contraignant : les communes y adhèrent si elles le veulent. Plus de 1 000 d'entre elles l'ont fait en France, dont 9 dans votre beau département, le Doubs. Le principe est la contractualisation entre l'État et les communes, type de relations que celles-ci appellent si souvent de leurs vœux.
On dit parfois, comme vous l'avez fait, que 110 euros par jour et pour quinze élèves ce n'est pas assez. Je rappelle qu'il s'agit d'un forfait ; même pour trois heures, ces 110 euros sont accordés. Par ailleurs, l'éducation nationale participe, par l'intermédiaire des professeurs. Ainsi, dans de nombreux cas de figure, ce dispositif ne coûte rien à la commune.
Ces considérations ne doivent pas nous faire perdre de vue l'objectif de fond : disposer d'une vision complète du temps de l'enfant, au moins du lundi au vendredi, temps scolaire et périscolaire confondus. À mon sens, il est bon qu'il n'y ait pas de cloison étanche entre eux. Certes, ces deux temps sont différents, mais ils doivent s'articuler. Quand un enfant fait de la musique le mercredi, c'est évidemment bon pour ses apprentissages le reste de la semaine.
L'alliance entre les collectivités territoriales et l'éducation nationale ne remet nullement en cause le caractère national du service public de l'éducation, auquel nous sommes tous très attachés. Elle est au contraire un signe de coopération. Bien entendu, dans le futur, nous devrons progresser encore au titre des activités sportives et culturelles.
Enfin, pour ce qui concerne l'allégement du protocole sanitaire, nous sommes sur la même longueur d'onde. Nous y travaillons avec le Premier ministre. Nous tiendrons, vendredi prochain, un conseil de défense à cette fin.
Nous avons voulu à tout prix le déconfinement scolaire : il a fallu le courage du Président de la République pour le décider le 11 mai dernier. Aujourd'hui, tout le monde constate que c'était la bonne décision. D'une certaine manière, c'est un hommage que vous nous rendez en nous demandant d'accélérer ! (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
M. le président. Pour la précision historique, Jules Ferry n'a été que trois semaines président du Sénat : vous le voyez, je joue les prolongations ! (Rires.)
Source : senat.fr ↗
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