Protocole sanitaire dans les écoles
Christian Redon-SarrazySER
Sénateur — Haute-Vienne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/11/2020M. le président. La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Monsieur le sénateur, dans toute la traversée de cette crise sanitaire, il est assez aisé d'insister sur les inconvénients, alors même que, par définition, les inconvénients font partie de nos vies quotidiennes. A contrario, comparer les faits à l'échelle européenne, ou même à l'échelle mondiale, me semble une démarche plus intéressante.
Je le répète : nous avons réussi à rescolariser tous les élèves. (Protestations sur les travées des groupes SER et CRCE.) Les statistiques sur le décrochage en 2020 sont même positives et présentent une amélioration par rapport à 2019. Le service public de l'éducation nationale a tenu. Avec de telles critiques, vous pensez attaquer le ministre ; en réalité, c'est la maison dans son ensemble qui doit être remerciée de ce qui a été accompli depuis six mois. (Protestations sur les travées du groupe SER.) Oui ! Comparez avec les autres pays, voyez ce qui se passe ! On me cite parfois des pays qui recrutent ; je ne les nommerai pas pour des raisons diplomatiques, mais la situation y est bien plus mauvaise qu'en France ! Comparez donc ! Au-delà des deux minutes dont je dispose, nous pourrons en discuter. (Exclamations sur les travées du groupe SER.)
Vous prenez la grève comme un signe de désapprobation. J'ai déjà cité le chiffre de la participation : 8,38 %. En aucun cas vous ne pouvez dire que cette désapprobation est massive, parce que les professeurs de notre pays comprennent bien la situation, et je veux les en remercier. Ils sont dévoués, ils sont engagés et ils comprennent que la scolarisation est vitale pour le pays et pour les enfants. C'est bien ce qui se passe actuellement.
Nous avons réalisé les assouplissements nécessaires, comme au lycée. Au collège, nous sommes capables, parfois au cas par cas, d'appliquer une approche différenciée. Nous accordons beaucoup d'autonomie aux établissements, pour leur permettre de tenir compte de la situation. La coopération avec les collectivités locales est complète. Il ne sert à rien de dire que, d'un côté, les collectivités locales agiraient parfaitement et, d'un autre côté, que l'éducation nationale serait défaillante. Les choses sont plus complexes, et heureusement plus positives et plus constructives.
L'éducation nationale recrute. Nous avons ouvert tout récemment des recrutements d'assistants d'éducation. Comme des personnes vulnérables ne peuvent se rendre à l'école, de nouveaux supports seront créés. Nous avons créé 1 800 postes en cette rentrée, à l'école primaire, alors même qu'il y a moins d'élèves. Oui, nous engageons des moyens supplémentaires, cela se voit aussi dans le budget pour l'année prochaine. Puisque vous avez soutenu d'autres gouvernements dans le passé, je vous rappelle un chiffre : 6 milliards d'euros d'augmentation budgétaire pour l'éducation sous ce quinquennat, contre 2 milliards d'euros sous le quinquennat précédent. Faites la comparaison ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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