Précarisation de la société
Alexandra Borchio FontimpLes Républicains
Sénatrice — Alpes-Maritimes
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/11/2020M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l'autonomie.
Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l'autonomie. Madame la sénatrice Alexandra Borchio Fontimp, comme vous le soulignez, la situation sanitaire, économique et sociale est bien évidemment dramatique pour nos compatriotes les plus vulnérables.
La pauvreté, comme vous le dites, n'est pas morte avec le covid, mais elle n'est pas non plus née avec celui-ci. Si nous n'avons pas attendu la crise sanitaire pour apporter des réponses aux besoins des Françaises et des Français, notre politique de solidarité à destination de nos concitoyens a été renforcée pour permettre à chacune et chacun de surmonter la situation.
Je rappelle que nous avons défini une stratégie structurelle contre la pauvreté, déployée en 2018. Cette stratégie a bien sûr été renforcée au regard des conséquences de la crise.
Nous avons agi pour assurer l'accès à la santé sans barrière financière. Je pense notamment au reste à charge zéro pour l'accès aux soins optiques, dentaires et auditifs, qui sont intégralement pris en charge par la solidarité nationale. Le Ségur de la santé consacre 100 millions d'euros par an à la lutte contre les inégalités de santé.
Nous protégeons les plus fragiles, avec la reconduction automatique des minima sociaux et près de 3 milliards d'euros d'aides directes à nos concitoyens. Ce sont des dizaines de millions d'euros qui ont été mobilisés pour assurer la mise à l'abri, l'accès à l'alimentation, la mise à disposition de masques pour les plus précaires, parfois sans domicile.
Enfin, ce sont 100 milliards d'euros qui sont mobilisés dans le plan de relance pour permettre à notre économie de tenir le choc et d'assurer une relance créant des emplois pour nos concitoyens, en particulier pour les jeunes. Ce sont 6,5 milliards d'euros qui sont mobilisés dans le plan « 1 jeune, 1 solution », pour la formation, l'insertion et l'embauche de plusieurs centaines de millions de jeunes.
Vous l'aurez compris, madame la sénatrice, nous agissons concrètement pour apporter une réponse d'ensemble et, ainsi, permettre à nos concitoyens de faire face aux conséquences de cette crise sociale majeure, qui dure. Le Gouvernement veillera activement à ce qu'aucun de nos compatriotes en difficulté ne soit laissé sur le bord du chemin. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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