Procédure judiciaire liée à l'attentat de Nice
S Stéphane Le RudulierLes Républicains Sénateur — Bouches-du-RhôneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/12/2020M. Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le sénateur Le Rudulier, à titre liminaire, je tiens à vous adresser les vœux sincères et chaleureux du Gouvernement, puisque, en ce 9 décembre, nous célébrons non seulement l'anniversaire de la loi de 1905, mais aussi le vôtre. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Le sujet que vous abordez est grave. Je tiens à excuser l'absence de mon collègue Éric Dupond-Moretti, qui, retenu à l'Assemblée nationale, m'a demandé de vous répondre.
Vous avez évoqué le grave dysfonctionnement qui a été mis au jour. Celui-ci a conduit à la libération de deux personnes suspectées d'être en lien avec l'attentat terroriste. J'ai évidemment, en cet instant, une pensée pour les victimes, pour leurs proches et pour tous les Niçois, qui ont été endeuillés une nouvelle fois cette année.
Premièrement, je veux vous annoncer que le garde des sceaux a immédiatement diligenté une enquête auprès de l'inspection générale de la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire. Je vous le dis de manière extrêmement claire : s'il est établi que des fautes ont été commises, nous tirerons évidemment toutes les conséquences de chacune d'entre elles. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Jérôme Bascher. Il faut des sanctions !
M. Gabriel Attal, secrétaire d'État. C'est ce que je voulais dire, monsieur le sénateur !
Deuxièmement, le garde des sceaux a demandé que cette enquête permette également de faire des propositions pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise pas. Il est très important que nous puissions répondre aux difficultés administratives qui peuvent exister et que vous avez évoquées.
Troisièmement, nous avons engagé une augmentation budgétaire majeure, historique, pour notre justice. Le « corollaire » de cette hausse, pour reprendre le terme que vous avez utilisé, sera évidemment une plus grande efficacité du système judicaire, de telle manière que cette situation ne puisse se reproduire.
Enfin, comme vous l'avez rappelé, immédiatement après ce dysfonctionnement, les deux personnes concernées ont été placées sous la surveillance du ministère de l'intérieur, en lien avec le ministère de la justice. Elles sont aujourd'hui assignées à domicile et sous contrôle judiciaire.
Mme Dominique Estrosi Sassone. Vous ne nous rassurez pas !
Source : senat.fr ↗
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