Réouverture des lieux culturels
L Lucien StanzioneSER Sénateur — VaucluseLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/12/2020Mme Roselyne Bachelot, ministre de la culture. Monsieur le sénateur, je ne suis ni sourde ni aveugle, j'entends le désarroi, la colère, la frustration des différents opérateurs et acteurs de la culture, responsables de théâtres, de cinémas, comédiens ; nous sommes à leurs côtés.
Je les entends, je les écoute et je prépare la sortie de crise. J'espère avoir bientôt l'occasion de retourner à Avignon, et je forme le vœu que, cette année, les conditions sanitaires permettent au festival de se tenir.
J'ai accompagné ces festivals avec un fonds d'urgence de 10 millions d'euros, que j'ai abondé de nouveau de 5 millions d'euros.
M. David Assouline. C'est insuffisant !
Mme Roselyne Bachelot, ministre. Nous préparons cette sortie de crise, d'abord, en écoutant les acteurs de la culture, dont les objectifs et les modalités de fonctionnement sont extrêmement divers.
M. Jean-Pierre Sueur. Le négatif, ce n'est pas vous !
Mme Roselyne Bachelot, ministre. Il ne s'agit pas d'un monde uniforme qui disposerait de solutions toutes faites, il est nécessaire d'écouter ses acteurs et de les aider à traverser cette crise incroyable qui secoue toute l'Europe et le monde entier.
Nous sommes là ! Aucun pays ne fait autant que la France pour le monde de la culture, c'est cela la vérité ! Notre modèle est considéré et envié partout dans le monde.
M. Jean-Pierre Sueur. Alors, pourquoi c'est fermé ?
Mme Roselyne Bachelot, ministre. Nous préparons cela en observant les conditions sanitaires. Le monde de la culture est extrêmement allant, il est prêt à s'engager, à réfléchir à la façon dont nous allons sortir de la crise, il est même prêt à faire des sacrifices supplémentaires sur les jauges, sur l'information, sur les différentes conditions sanitaires.
Il nous faut également préparer, en cette année 2021, la protection des plus fragiles ; nous travaillons, par exemple, sur l'intermittence.
Croyez-moi, monsieur le sénateur, je suis à l'écoute et je suis à l'action ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. Jean-Pierre Sueur. Parler autant pour ne rien dire !
M. le président. La parole est à M. Lucien Stanzione, pour la réplique.
M. Lucien Stanzione. Je ne vous demandais pas de nous parler de chiffres, mais plutôt d'engagements.
Monsieur le Premier ministre, il ne suffit pas de mettre en place des protocoles sanitaires. Que faut-il pour que la culture redémarre et ne meure pas définitivement ? (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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