Crise sanitaire et lutte contre la sédentarité
Bernard FialaireRDSE
Sénateur — Rhône
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/02/2021M. Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé. Monsieur le sénateur Fialaire, pendant un instant, j'ai cru que vous alliez me demander de m'adonner moi-même à l'exercice de la macarena ; j'aurais été obligé de vous répondre par la négative. (Sourires.)
Vous avez parfaitement raison, nous devons communiquer davantage en direction des Français pour les inciter à pratiquer une activité physique. On ne peut effectivement, hélas ! plus pratiquer certaines activités physiques classiques en salle, même s'il est toujours possible de le faire en extérieur. Avec Roxana Maracineanu, nous n'avons de cesse d'évoquer les conditions qui permettraient la réouverture des établissements proposant ces activités auxquelles les Français sont si attachés et qui nous manquent tant en ce moment.
N'oublions pas qu'il existe aussi des activités sportives « invisibles », « automatiques », que l'on pratique sans forcément s'en rendre compte. Je pense à la marche, ainsi qu'aux modes de déplacement doux, comme le vélo. Elles sont indispensables non seulement pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, pour éviter la surcharge pondérale ou – vous l'avez souligné – pour limiter les effets du diabète, mais aussi, de manière générale, pour favoriser le bien-être tel que le définit l'Organisation mondiale de la santé.
Pendant le confinement, nous avions dit aux Français de rester chez eux, mais de faire du sport. Nous avons ainsi vu des vidéos, des tutoriels en ligne, dans lesquels certains rivalisaient d'ingéniosité pour conserver une activité physique même pendant cette période. Là, nous ne sommes pas en confinement, et le couvre-feu n'est pas incompatible, tant s'en faut, avec une pratique sportive et un exercice physique réguliers.
Je retiens donc votre proposition. Je vous promets d'en parler lors d'une prochaine conférence de presse à destination des Français.
Vous avez aussi mis l'accent sur le remboursement d'activités sportives à destination de gens souffrant de pathologies chroniques comme l'obésité ou le diabète sévère. Des expérimentations sont menées. Je crois au sport – certes, en ce moment, je suis plus croyant que pratiquant (Sourires.) – pour limiter les effets des maladies. Avec Roxana Maracineanu, nous travaillons sur la mise en place de forfaits sportifs.
Nous devons aussi inventer le sport santé de demain. Peut-être faut-il raisonner en termes non pas d'abonnement, mais de financement à la séance ? Peut-être faut-il impliquer les complémentaires, les collectivités territoriales, qui sont aussi parfois parties prenantes et qui ont monté des beaux projets ?
En tout cas, je m'engage en mon nom et en celui de ma collègue ministre des sports à promouvoir l'activité sportive en toutes conditions. Je vous remercie une nouvelle fois d'avoir mis l'accent sur le sujet. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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