Aller au contenu
nosparlementaires.

Les votes. Les textes.
Les visages du pouvoir.

Soutenir
Question orale sans débat En attente de réponse #11#23#

Réforme des études de santé

Posée le 08/04/2021 · Ministère interrogé : Enseignement supérieur, recherche et innovation

Didier Rambaud Didier RambaudRDPI Sénateur — Isère

La question

M. Didier Rambaud attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur certains effets de la réforme des études de santé. La réforme issue de la n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé a notamment profondément modifié l'accès aux études et la première année du parcours universitaire. On est ainsi passé de la première année commune des études de santé (PACES) au parcours d'accès spécifique à la santé (PASS). Au-delà du changement de nom, des éléments considérés comme problématiques ont été relevés par des étudiants qui se regroupent aujourd'hui en collectifs dans de nombreuses facultés de médecine. Si les objectifs initiaux de la réforme sont louables - on peut citer par exemple la suppression du numerus clausus, la formation de 20 % de médecins supplémentaires, l'amélioration de la qualité de vie et du bien-être des étudiants -, les modalités du concours à l'issue de cette première année semblent cristalliser les mécontentements. Ainsi, la réforme fait que les étudiants sont passés d'un concours sans note éliminatoire à un concours avec note éliminatoire, laquelle est fixée arbitrairement par le doyen dans chaque faculté de médecine, et qui plus est sans possibilité de redoublement. Face à cette situation, beaucoup d'étudiants ont un vrai sentiment d'injustice et de rupture de l'égalité des chances entre étudiants d'universités différentes. Ce sentiment est renforcé par le fait que certaines facultés de médecine ont purement et simplement annulé ce système de note éliminatoire. Dans un contexte sanitaire qui rend l'apprentissage compliqué sur le plan organisationnel, social et psychologique, une charge de travail et des dates d'examens différentes en fonction des options choisies, les étudiants en PASS sont particulièrement fragilisés dans le cadre de la mise en place de cette réforme. Beaucoup craignent de se retrouver dans une impasse en juin 2021. C'est ce qui les conduit notamment à réclamer qu'un taux d'admission à hauteur de 30 % soit généralisé sur le territoire ou encore que le redoublement soit exceptionnellement permis, pour la session 2020-2021. Aussi, à l'heure où la crise sanitaire fait plus que jamais prendre conscience de l'importance de former de futurs médecins qui assureront la continuité des soins, il lui demande comment elle pourrait répondre aux demandes des étudiants en première année PASS.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.

Source : senat.fr ↗

Autres questions de Didier Rambaud

Adaptation du zonage de l'indemnité de résidence des agents publics

Question écrite · 12/03/2026

En attente

Difficultés de recouvrement de la taxe d'aménagement par les communes

Question orale sans débat · 23/10/2025

Répondue

Revalorisation des actes d'échographie réalisés par les sage-femmes échographistes

Question écrite · 07/08/2025

En attente

Dysfonctionnements de la responsabilité élargie du producteur dans le secteur du bâtiment

Question orale sans débat · 24/04/2025

Répondue
← Retour à la fiche de Didier Rambaud