Situation des établissements d'enseignement face à la crise sanitaire
Céline BrulinCRCE-K
Sénatrice — Seine-Maritime
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 01/04/2021M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Madame la sénatrice, dans tout ce que vous avez dit, un point pourrait faire consensus entre nous : c'est une chance pour la France que d'avoir eu ses écoles ouvertes de septembre jusqu'à aujourd'hui. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.) Cela nous singularise dans l'ensemble du monde occidental. En Europe et dans les Amériques, très peu de pays l'ont fait. C'est un gain considérable pour nos élèves.
Vous qui avez une sensibilité humaniste, ayez bien à l'esprit que selon les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), 100 millions d'enfants sont en retard de lecture dans le monde à cause des fermetures d'écoles. Telle est la réalité, et si je suis malheureux pour ces 100 millions d'enfants, je suis heureux pour les enfants français auxquels nous avons permis d'échapper à cela.
Certes, cela ne va pas sans emporter des inconvénients dans la vie quotidienne, mais vous ne trouverez aucun pays où ce n'est pas le cas. En dépit de cela, je constate que les acteurs de l'éducation nationale sont totalement mobilisés, parce qu'ils saisissent parfaitement le sens de ce que nous faisons.
Vous m'avez interpellé au sujet des tests salivaires. Nous en effectuons 300 000 par semaine. On peut certes en demander davantage, mais nous sommes le seul pays d'Europe à réaliser autant de tests salivaires hebdomadaires. (Protestations sur les travées du groupe CRCE.) Le taux d'acceptation de ces tests, qui est de 70 % à cette heure, n'est d'ailleurs pas aussi bon que nous le souhaiterions.
Je pourrais ainsi souligner que sur chacun des points de la politique que nous menons, nous faisons le maximum.
M. Fabien Gay. Et les vaccins ?
M. Jean-Michel Blanquer, ministre. Il importe aujourd'hui que nous continuions dans cette voie. Quels que soient les éléments de la déclaration que fera le Président de la République ce soir, ils reposeront sur le principe de la priorité donnée à l'enfance et à la jeunesse. Cette priorité doit être française, mais aussi européenne et mondiale, car les enfants et les jeunes peuvent être les premières victimes de cette crise.
Sur ce sujet, de grâce, ayons l'esprit de consensus et d'unité nationale. Les décisions que nous prenons le sont dans l'intérêt des enfants. Si certaines sont sans doute imparfaites – je suis prêt à le reconnaître – soyez assurée qu'elles sont sous-tendues par l'idée partagée par le Premier ministre que l'école est la première des priorités. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Céline Brulin, pour la réplique.
Mme Céline Brulin. Monsieur le ministre, j'ai cru un instant ce midi que le Gouvernement allait reconnaître ses erreurs. Il n'en est rien, et j'en suis vraiment navrée.
Si vous voulez l'unité nationale, accédez à la demande des enseignants et des personnels éducatifs d'être vaccinés. Si vous voulez l'unité nationale, cessez de fermer des classes à la rentrée. Tout le monde vous le demande, tant dans cet hémicycle que dans le pays. Quand allez-vous enfin l'entendre ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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