Pénurie d'infirmiers scolaires
C Colette MélotLes Indépendants Sénatrice — Seine-et-MarneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/09/2021M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Madame la sénatrice Colette Mélot, je vous remercie pour cette question, qui permet de mettre l'accent sur les infirmiers et les infirmières scolaires, lesquels, comme vous l'avez très bien dit, représentent un corps essentiel pour l'éducation nationale.
Leur rôle est extrêmement important au quotidien et il l'est encore plus dans la période que nous vivons depuis dix-huit mois. Ces infirmières – j'utiliserai le féminin, parce que les femmes sont très majoritaires dans ce corps – pratiquent bien évidemment des actes de santé, mais elles jouent en réalité un rôle beaucoup plus large, que l'on peut qualifier d'éducatif.
Les infirmières scolaires participent pleinement au travail d'équipe de l'ensemble des acteurs de l'école, sous l'autorité du chef d'établissement. Contre le harcèlement et les difficultés de tous ordres que rencontrent les enfants et les adolescents, elles sont là et participent à ce travail d'équipe.
Oui, madame la sénatrice, il faut qu'elles soient revalorisées, mais faisons un tableau juste. Il y a en réalité une stabilité du nombre d'infirmières scolaires en France depuis 2018 – elles sont 8 024 au moment où je vous parle – et le nombre de lauréats au concours est resté à peu près le même. Il serait toutefois préférable qu'elles soient un peu plus nombreuses ; c'est pourquoi nous ouvrons des postes en grand nombre pour le concours de l'année prochaine.
Notre objectif est aussi de les revaloriser – je suis en complet accord avec vous, madame la sénatrice. Dans le cadre du Grenelle de l'éducation – je vous remercie de l'avoir rappelé –, une revalorisation de 400 euros annuels a été décidée ; cette revalorisation a été enclenchée en 2021 et nous continuerons bien entendu à aller de l'avant.
En ce qui concerne l'adéquation avec les mesures prises pour les autres personnels de santé qui exercent ailleurs qu'à l'éducation nationale, vous avez raison : il existe un risque de distorsion. Si le Ségur de la santé se traduit par des revalorisations pour les autres infirmières que celles qui exercent à l'éducation nationale, il y a un risque de fuite. C'est pourquoi Amélie de Montchalin, ministre de la transformation et de la fonction publiques, et moi-même avons travaillé à ce que cette revalorisation ait aussi lieu dans le cadre de l'éducation nationale. Et je peux vous dire, en présence d'Amélie de Montchalin, que nous préparons pour 2022 une revalorisation des infirmières scolaires en lien avec le Ségur de la santé. (Mme Amélie de Montchalin, ministre, marque son accord. – Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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