Allocation aux adultes handicapés
M Michelle MeunierSER Sénatrice — Loire-AtlantiqueLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/09/2021Mme Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées. Madame la sénatrice, l'amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap est une priorité du Gouvernement. Permettez-moi de rappeler les droits que nous avons ouverts : droit de vote, droit de parentalité, droit au logement, droits à vie.
Alors, oui, en effet, je n'ai pas souscrit à la mesure de déconjugalisation, car l'AAH est une aide sociale construite comme tous les autres minima sociaux. Si vous ne le croyez pas, pourquoi n'avez-vous pas pris cette mesure quand vous étiez aux manettes du gouvernement ? (Protestations sur les travées du groupe SER.)
Il est donc normal de prendre en compte les revenus du conjoint. La déconjugalisation aurait eu pour effet de favoriser les couples plus aisés – il me semble que cela est contraire à vos valeurs – et de créer ainsi une exception pour les personnes en situation de handicap. Je rappelle que nous avons augmenté l'AAH de 100 euros depuis 2017 : elle est portée à 900 euros pour plus de 1,2 million de personnes en situation de handicap. Plus besoin de repasser par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) parce que ce sont maintenant des droits à vie : nous sommes le premier gouvernement à l'avoir fait ! (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
J'ai entendu les personnes en situation de handicap. Concrètement, j'ai porté un amendement qui est redistributif, beaucoup plus qu'avec le mode de calcul actuel. Il s'agit d'un abattement de 5 000 euros qui va permettre tout simplement à plus de 120 000 ménages de voir leur AAH augmenter, avec un gain moyen de 110 euros par mois pouvant aller jusqu'à 186 euros. Cette réforme ne fera aucun perdant, alors que le dispositif que vous proposiez aurait conduit à une perte de revenu pour 44 000 ménages qui travaillent.
Madame la sénatrice, nous avons pris cet engagement, il est inscrit dans l'article 43 du projet de loi de finances pour 2022 parce que nous voulons des droits réels qui puissent s'appliquer dès le 1er janvier 2022. C'est comme cela que nous travaillons. Si vous voulez vraiment la déconjugalisation et l'individualisation, ne faites pas des personnes handicapées des citoyens à part ! Pourquoi ne pas travailler ensemble sur la question de manière globale ? (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Michelle Meunier
Situation des familles d'enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique
Remboursement des frais dentaires
Situation des familles d'enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique
Mesures de prévention du harcèlement et des violences sexuelles lors des séjours du service national universel