Situation des accompagnants des élèves en situation de handicap
Michelle GréaumeCRCE-K
Sénatrice — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/10/2021Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargée de la jeunesse et de l'engagement. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Michelle Gréaume, le ministre de l'éducation nationale, qui est retenu à l'Assemblée nationale pour l'examen de la loi de finances, m'a demandé de rappeler que l'école de la République est évidemment une école attentive à tous ses élèves et capable de les accueillir tous.
La scolarisation des élèves en situation de handicap est la priorité du Gouvernement, que porte au quotidien ma collègue Sophie Cluzel. Le Gouvernement a souhaité la création d'un véritable service public de l'école inclusive.
À l'école inclusive sont consacrés plus de 3,3 milliards d'euros par an, avec une augmentation de plus de 60 % depuis 2017. Pour la première fois, la part des élèves en situation de handicap à l'école en France est plus importante dans le second degré que dans le premier.
Nous scolarisons davantage, nous scolarisons plus longtemps et nous offrons un véritable parcours d'insertion : c'est notre priorité. Depuis 2017, le Gouvernement n'a eu de cesse de sécuriser la profession des AESH, dont le statut et la condition étaient souvent, il faut le reconnaître, précaires, comme vous l'avez rappelé, madame la sénatrice.
Désormais, ces 125 000 AESH sont recrutés en CDD, qui débouchent sur des CDI au bout de six mois pour une partie d'entre eux. Grâce à la loi pour une école de la confiance de 2019, ces agents disposent d'un nouveau cadre de gestion, d'une formation renforcée et de nouvelles prestations sociales. Depuis la rentrée, une nouvelle échelle de rémunération des AESH a été mise en place, permettant une revalorisation régulière et automatique des carrières.
Cette année, 60 millions d'euros ont été affectés au reclassement des personnels, avec de nouveaux indices. La réflexion se poursuit avec les organisations syndicales, les collectivités et Sophie Cluzel sur le temps de travail, sur plus de quotité disponible. Ce sont plus de 1 300 unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), 250 structures dédiées et une organisation territoriale entièrement repensée qui ont été mises en place. De même, les familles sont mieux écoutées.
Dans votre département, madame la sénatrice, 21 273 élèves en situation de handicap sont scolarisés aujourd'hui, en hausse, depuis 2020, de 6 %. Quelque 53 % d'entre eux bénéficient d'un accompagnement humain. Le département est entièrement couvert par des PIAL, qu'ils soient publics ou privés – 88 publics et 30 privés.
M. le président. La parole est à Mme Michelle Gréaume, pour la réplique.
Mme Michelle Gréaume. Madame la secrétaire d'État, j'entends bien votre réponse, mais elle n'est pas à la hauteur de la situation et des revendications de ces professionnels.
Pour réussir le pari de l'école inclusive, il ne suffit pas de faire un peu plus ou un peu mieux. Il faut débloquer des moyens à la hauteur des besoins. Or le compte n'y est pas !
Ne voyez-vous pas, n'entendez-vous pas ces femmes et ces hommes qui nous disent qu'ils n'en peuvent plus de ces horaires décalés, de ces salaires de misère, de ces vies éclatées ? Entendez-vous cet appel au respect de leur dignité ? Il est grand temps que la France valorise ces salariés. (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE, ainsi que sur des travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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