Financement des aides à domicile par les départements
Maryse CarrèreRDSE
Sénatrice — Hautes-Pyrénées
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/10/2021Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l'autonomie. Madame la sénatrice Maryse Carrère, vous l'avez rappelé, la crise sanitaire a montré au plus grand nombre ces invisibles dont personne ne parlait, qui étaient mal payés et qui espéraient une revalorisation salariale depuis des décennies.
Les partenaires sociaux ont trouvé un accord autour de l'avenant n° 43 sur la refonte des grilles salariales, avec à la clé des augmentations financières historiques moyennes de 13 % à 15 %.
Si le Gouvernement a donné son accord à l'agrément de cet avenant, c'est à la condition que l'État puisse bien sûr aider les départements, dont c'est la compétence, à assumer financièrement ce saut qualitatif.
Vous avez voté dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 une enveloppe reconductible de 200 millions d'euros destinée à prendre en charge la moitié du coût normalement dévolu au département. Les dépenses réelles dans votre département des Hautes-Pyrénées seront bien sûr compensées à hauteur de 70 % pour celles qui ont été engagées depuis le 1er octobre dernier, et de 50 % les années suivantes.
Je m'engage d'ailleurs à regarder de près la situation dans votre département avec son président, comme je le fais partout ailleurs.
Là où certains semblent découvrir ce métier – ce n'est pas votre cas –, sa nécessité et ses difficultés, j'agis donc avec le Gouvernement pour en renforcer la dignité et l'attractivité. Soyez fiers d'avoir permis ces revalorisations méritées.
Nous ne nous arrêtons pas là. Vous aurez l'occasion, lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, de faciliter les augmentations salariales aux autres aides à domicile grâce à l'instauration d'un tarif minimum garanti de 22 euros l'heure, donnant plus de marge de manœuvre à l'ensemble des structures. La différence de tarif sera intégralement compensée par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), donc par l'État.
En outre, je présenterai un amendement visant à induire une dotation qualité qui aidera de nouveau les départements et les structures cocontractantes, à hauteur de 3 euros l'heure.
Vous le voyez, il ne suffit pas de parler de ces femmes, ni même, pour certains, de les filmer. Il faut agir, et c'est ce que les départements feront avec l'aide de l'État, si le Parlement est à nouveau au rendez-vous. (M. Martin Lévrier applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Maryse Carrère, pour la réplique.
Mme Maryse Carrère. Madame la ministre, je ne puis que regretter que ces débats n'aient pas lieu dans le cadre de la loi Grand Âge et autonomie, qui aurait été nécessaire tant ce secteur connaît de grandes difficultés.
Nous aurons l'occasion d'en discuter de nouveau lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale. (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE.)
M. Jean-Claude Requier. Très bien !
Source : senat.fr ↗
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