Relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni
Dany WattebledRDSE
Sénateur — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/11/2021M. Clément Beaune, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes. Monsieur le sénateur Wattebled, vous avez raison de revenir sur ce qu'est le Brexit : c'est un choix souverain des Britanniques, que nous regrettons, mais que nous respectons, et qui nous a déjà beaucoup – sans doute trop – occupés à l'échelon européen.
Aujourd'hui, nous n'avons pas à en subir les conséquences. Un accord a été trouvé ; ce que nous demandons, je le rappelle, c'est simplement son plein respect.
Comme vous l'avez souligné avec raison, nous avons besoin de maintenir une relation entre la France et le Royaume-Uni, entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, qui, par l'histoire et par la géographie, est essentielle dans les domaines stratégique, géopolitique, culturel, économique, humain, etc.
Pour construire une relation forte, même après le Brexit, nous avons besoin de confiance, nous avons besoin de lever tout malentendu, nous avons besoin de respecter les accords signés et les paroles données. C'est ce que nous faisons. Nous attendons qu'il en soit de même de la part du Royaume-Uni.
Pour construire cette relation de confiance, il faut être deux. Nous y sommes prêts, mais nous ne recevons pas aujourd'hui du Royaume-Uni de signaux de confiance et de respect suffisamment clairs.
La question de la pêche s'inscrit dans ce contexte. Annick Girardin et moi-même y travaillons fortement, sous l'autorité du Président de la République et du Premier ministre, parce que nous ne pouvons pas faire subir cette difficulté à nos pêcheurs. Cela fait onze mois que nous négocions. Nous avons heureusement obtenu un nombre important de licences, mais il reste un nombre encore trop important de licences disponibles à donner à nos pêcheurs, principalement dans les eaux des îles anglo-normandes et autour des Hauts-de-France.
Nous avons haussé le ton, il y a quelques semaines. Cela a permis de reprendre le dialogue pour l'obtention de ces licences.
Nous sommes dans cette phase de discussion, qui, reconnaissons-le, est parfois difficile. Le Président de la République a été extrêmement clair, nous l'avons été la semaine dernière : nous continuons ce dialogue encore quelques jours, en lui donnant sa chance, car ce serait une meilleure issue pour tout le monde, y compris pour les Britanniques, que de parvenir à une solution apaisée et concertée. Si tel n'était pas le cas, nous défendrions nos intérêts. Nous n'avons jamais hésité à le faire et à le dire et nous mettrons en application ce principe si le dialogue ne porte pas ses fruits.
Notre objectif reste le même : faire appliquer strictement les accords signés et défendre les intérêts de nos pêcheurs. Nous les accompagnerons toujours.
Source : senat.fr ↗
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