Avenir de la Nouvelle-Calédonie après le référendum
Philippe FolliotUCI
Sénateur — Tarn
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/12/2021M. Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer. Monsieur le sénateur, nous devons tout d'abord appeler à la participation massive au scrutin de dimanche, le troisième référendum prévu par l'accord de Nouméa. Comme vous l'avez souligné, les résultats s'imposeront à tous. Personne n'est propriétaire du vote des autres.
Plusieurs défis s'imposeront ensuite rapidement au Gouvernement et, bien évidemment, au Parlement.
Premièrement, les questions relatives aux finances locales sont particulièrement délicates. Vous le savez, c'est l'État qui a dû arrêter le budget de la Nouvelle-Calédonie en 2021. Des autorisations de garanties nouvelles ont été votées lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2022 pour accompagner le territoire. Le temps passe, mais les difficultés ne se règlent pas. Le Parlement, et donc le Sénat, sera appelé à se prononcer sur les solutions à apporter à un problème très complexe.
Deuxièmement, le nickel est un autre éléphant dans la pièce. Je m'étonne qu'une information soit passée relativement inaperçue à Paris : je veux parler de la clause de revoyure de Glencore, l'opérateur de l'usine du Nord, qui est l'un des instruments de rééquilibrage et de l'accord de Nouméa. Il a annoncé qu'il se réservait la possibilité de quitter la Nouvelle-Calédonie en juin. Chacun se souvient dans cet hémicycle combien le dossier de l'usine du Sud a occupé l'ensemble des décideurs durant plusieurs semaines. La question du nickel constituera donc un préalable important à la suite des discussions institutionnelles.
Troisièmement, j'évoquerai les opportunités économiques et les défis sociaux que vous avez cités, monsieur le sénateur. La réalité, c'est que le calendrier institutionnel est désormais déconnecté des attentes profondes de la population, lesquelles concernent davantage la jeunesse, le foncier et l'égalité entre les femmes et les hommes.
Dès le 13 décembre au matin, je prendrai la parole, sous l'autorité du Premier ministre, pour rappeler les engagements pris à Paris le 1er juin. La période de transition qui s'ouvrira nous permettra de sortir d'un binaire dans lequel nous sommes enfermés depuis trop longtemps et de mettre fin à un statu quo, dont, au fond, personne ne veut. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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