Application à tous les établissements sociaux et médico-sociaux de la revalorisation des salaires prévue par le Ségur de la santé
D Daniel ChasseingLes Indépendants Sénateur — CorrèzeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 06/01/2022Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l'autonomie. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, à mon tour de vous présenter mes meilleurs vœux.
Monsieur le sénateur Daniel Chasseing, le Ségur de la santé s'articule autour de deux leviers : l'investissement dans les infrastructures, plus de 9 milliards d'euros pour les hôpitaux publics et les Ehpad ; l'attractivité des métiers et des salaires.
Le premier périmètre qui a été défini en termes d'attractivité correspond à un engagement de 8 milliards d'euros par an en faveur des soignants, soit 183 euros par mois pour les personnels des Ehpad.
La mission conduite par M. Laforcade a permis, en février, d'obtenir une première extension pour les structures rattachées aux établissements publics de santé et les Ehpad relevant de la fonction publique hospitalière. Un deuxième accord d'extension est intervenu en octobre pour les soignants des structures publiques non rattachées à un établissement public. Tous les personnels non médicaux des établissements financés par l'assurance maladie bénéficient de cette revalorisation.
Au 1er janvier de cette année, 66 000 professionnels du secteur du handicap et de l'accompagnement sont désormais concernés. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 a étendu cette revalorisation aux résidences autonomie. Au total, 10 milliards d'euros sont ainsi mobilisés.
Mais nous ne nous arrêtons pas là. Le Premier ministre a annoncé l'organisation prochaine d'une conférence des métiers et de l'accompagnement social et médico-social, dont l'ambition est la suivante : fixer un cap et une méthode partagée avec toutes les parties prenantes pour apporter dans les meilleurs délais la meilleure réponse.
Je vous rappelle que beaucoup d'opérateurs interviennent dans ce secteur – l'État, les départements, les partenaires sociaux, etc. Devant l'éclatement conventionnel, qui complexifie la question, nous avons missionné l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) afin de transformer ce secteur essentiel à la solidarité nationale et à la cohésion sociale, qui a été oublié pendant beaucoup trop longtemps. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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