Tuberculose bovine
Posée le 09/04/2026 • Ministère interrogé : Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
Daniel Chasseing Les Indépendants
Sénateur — Corrèze
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/04/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire. Monsieur le sénateur Daniel Chasseing, lors du salon international de l'agriculture, j'ai annoncé un plan relatif à la lutte contre la tuberculose bovine. L'un des piliers de cette lutte est l'accompagnement économique des éleveurs contraints de faire abattre des animaux malades ou suspectés de l'être.
Lorsqu'un foyer se déclare, l'éleveur est indemnisé pour la perte de valeur du troupeau, selon la valeur marchande des animaux abattus. Nous prenons également en charge les frais de désinfection et de nettoyage liés au repeuplement.
Dans le cas d'un élevage laitier, l'éleveur perçoit également une indemnisation pour la perte de revenus liée à l'absence de production de lait. Ce dispositif est le même que celui qui est applicable en cas de DNC.
La tuberculose présente toutefois une spécificité : certains animaux qui réagissent aux tests font l'objet d'un abattage dit « diagnostique », qui peut, après analyse post mortem, infirmer ou confirmer la présence de la maladie. En cas d'abattage diagnostique, l'éleveur perçoit un forfait indemnitaire.
Or, étant donné que les cours de la viande ont beaucoup augmenté, ce forfait peut se révéler insuffisant. C'est la raison pour laquelle je me suis engagée à étudier sa revalorisation.
En ce qui concerne la lutte contre la prédation du loup, monsieur le sénateur, l'arrêté que ma collègue ministre de l'environnement et moi-même avons pris vise à faciliter les tirs de défense, mais aussi les tirs de prélèvement. Nous allons chercher le loup pour le prélever, car, lorsque le niveau de prédation est trop important, il faut agir davantage pour protéger nos élevages.
Enfin, le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles comprendra des dispositions visant à lutter contre la prédation du loup, afin de sécuriser les arrêtés de tir que les préfets sont amenés à prendre pour protéger nos élevages et nos troupeaux. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP. - M. François Patriat et Mme Frédérique Puissat applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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