Situation en Ukraine
Michelle GréaumeCRCE-K
Sénatrice — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/02/2022M. Clément Beaune, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes. Madame la sénatrice Gréaume, je ne partage pas tout à fait la lecture orientée que vous avez présentée de la situation. Je ne reviendrai pas sur les épisodes passés.
Force est de constater que, dans la situation que nous vivons actuellement, ce ne sont ni la France, ni les États-Unis, ni l'OTAN, ni l'Union européenne qui ont exercé et exercent toujours une pression militaire sur l'État souverain qu'est l'Ukraine.
Je vous remercie d'avoir reconnu les efforts diplomatiques engagés et soutenu le dialogue entamé. Pour être très précis, notre ligne est claire : la fermeté européenne, l'unité occidentale et le dialogue exigeant.
Vous regrettez que l'Europe ne soit pas plus présente. Elle peut l'être encore davantage sans doute, mais ce sont la France et l'Allemagne, et le Président de la République assurant la présidence française du Conseil de l'Union européenne, qui ont pris les initiatives ayant permis – nous sommes prudents pour l'instant, c'est une première étape – de reprendre un processus permettant la stabilité et, nous l'espérons à partir de premiers signaux, la désescalade. Une réunion des conseillers diplomatiques en format Normandie aura lieu cette semaine.
S'il faut continuer à informer et à discuter, le Gouvernement s'y est toujours montré ouvert : faisons les choses dans l'ordre, il y a un cadre précis.
M. Pascal Savoldelli. Un débat ! Nous voulons un débat !
M. Clément Beaune, secrétaire d'État. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères est régulièrement auditionné. Il se présentera de nouveau devant la commission des affaires étrangères la semaine prochaine.
Quand les circonstances l'ont permis, nous n'avons jamais refusé ces débats. Ce n'est pas un sujet opportun aujourd'hui, mais la transparence sera faite vis-à-vis du Parlement.
L'important, c'est que nous adressions un message d'unité politique – nous n'allons pas revenir sur la lecture biaisée du passé – et que nous défendions les intérêts européens.
Quant à la sécurité et à la défense européenne, elles constituent évidemment notre priorité – je suis heureux que vous la partagiez. Nous comptons renforcer le budget européen de défense et le projet de défense européen, nous prenons des initiatives, y compris en matière d'opérations extérieures, dans un cadre européen.
Mme Michelle Gréaume. Ce que nous demandons, c'est un débat parlementaire !
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Michelle Gréaume
Cohérence des politiques d'insertion professionnelle et de protection des ressources des personnes handicapées
Conditions de mise sous objectifs des médecins prescripteurs d'arrêts de travail
Prévention des risques liés à la silice cristalline et reconnaissance des maladies professionnelles
Reconnaissance de la spécialisation et des qualifications des ambulanciers SMUR