Rapport d'Oxfam sur la hausse des inégalités
A Angèle PrévilleSER Sénatrice — LotLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/02/2022Mme Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement. Madame la sénatrice Angèle Préville, ce que nous avons fait pour les personnes à la rue, c'est ce que vous n'avez pas fait dans la mandature précédente. (Exclamations sur les travées des groupes SER et Les Républicains.)
Nous avons ouvert 60 000 places d'hébergement. Nous sommes ainsi passés de 140 000 places à 200 000 places. Surtout, pour la première fois, nous avons arrêté de fermer les places aux beaux jours. Pendant toutes les mandatures précédentes, cela ne dérangeait personne que tout le monde se précipite pour loger les personnes en difficulté dans des structures d'hébergement durant l'hiver et que nous fermions ces structures dès que les beaux jours arrivaient.
Nous travaillons désormais à renforcer la qualité de ces places pour pouvoir répondre à tous les besoins. Quand je suis arrivée au ministère du logement, j'ai demandé à ouvrir 1 500 places pour des femmes qui ne trouvaient pas d'hébergement à leur sortie de la maternité et qui étaient prises en charge dans les hôpitaux. Nous avons ouvert des places pour ces femmes avec leur bébé.
L'hébergement n'est pas une fin en soi : la solution est dans le logement. C'est la raison pour laquelle nous avons lancé, avec le Président de la République, le plan Logement d'abord pour faciliter l'accès au logement. Depuis 2018, ce sont 330 000 personnes qui sont sorties de la rue ou des structures d'hébergement pour accéder au logement.
On le voit dans nos rues : pour la deuxième année consécutive, à Paris, lors de la Nuit de la solidarité, le nombre de personnes à la rue a baissé significativement.
On le voit aussi dans le travail que nous menons avec les associations. Alors que, jusqu'à présent, elles faisaient la trésorerie pour l'État, elles sont désormais enfin financées.
Oui, nous nous préoccupons des plus fragiles. Oui, nous nous préoccupons des personnes à la rue. Ce gouvernement a fait plus qu'aucune mandature précédente. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Angèle Préville, pour la réplique.
Mme Angèle Préville. Madame la ministre, nous parlons de votre bilan.
Réduire la pauvreté passe nécessairement par l'augmentation des salaires et par celle du SMIC à hauteur de 15 %, comme nous le proposons.
Les faits sont têtus : la fracture sociale est abyssale, votre bilan désastreux. Cela devrait à tout le moins susciter une réaction de votre part – question d'humanisme sans doute… (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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