Situation en Ukraine
J Jean-Yves LeconteSER Sénateur — Français établis hors de FranceLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/02/2022M. Clément Beaune, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes. Monsieur le sénateur Leconte, vous avez rappelé la gravité de la situation, déjà évoquée par plusieurs sénateurs.
Vous soulignez la dimension humanitaire et humaine de cette crise, notamment en ce qui concerne la situation de nos ressortissants. Il s'agit bien évidemment de notre priorité. Nous avons – c'est la responsabilité du Quai d'Orsay – adapté à trois reprises nos recommandations pour les voyageurs et pour nos ressortissants sur place au cours du mois de janvier ; nous l'avons encore fait le week-end dernier face à la dégradation de la situation.
Nous demandons d'évidence à tous les voyageurs d'éviter de se rendre en Ukraine. Nous avons également indiqué à nos ressortissants qu'il était nécessaire et plus prudent, sauf motif impérieux, de quitter l'Ukraine.
Comme vous le savez, la communauté française dans ce pays s'élevait, au début de la crise, à environ un millier de personnes, principalement des binationaux. Il faut évaluer les situations au cas par cas : certains par nécessité, d'autres par engagement ou par solidarité peuvent faire le choix de rester en Ukraine et d'accompagner leurs proches.
Nous avons mobilisé notre ambassade qui reste ouverte et opérationnelle, certes dans un format resserré compte tenu de la situation, pour accompagner nos ressortissants et traiter chaque situation, conformément à l'instruction donnée par Jean-Yves Le Drian au centre de crise et de soutien, lequel analyse chacune de ces situations et chaque cas particulier en lien avec notre poste consulaire.
Vous évoquez aussi l'aspect humanitaire de cette crise, au-delà de la situation de nos propres ressortissants et de la communauté française ou franco-ukrainienne. La France est au rendez-vous depuis le début de la semaine. Les autorités ukrainiennes ont fait appel au mécanisme de protection civile de l'Union européenne, qui permet d'apporter, ici de manière préventive, un certain nombre d'équipements de santé et de protection.
La France a fait partie des cinq premiers pays européens à répondre à cet appel, dès lundi dernier. Nous avons déjà acheminé, depuis mardi, du matériel pour protéger, le cas échéant, non seulement la communauté française, mais aussi les Ukrainiens.
La solidarité avec l'Ukraine est absolue et nous continuerons de la mettre en œuvre. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Jean-Yves Leconte, pour la réplique.
M. Jean-Yves Leconte. Je vous remercie de votre réponse, monsieur le secrétaire d'État.
Nous ne devons oublier personne : ceux qui ont besoin d'être accueillis doivent avoir les moyens de voyager s'ils décident de rentrer. Cela doit être dit et répété !
Devant l'importance de la menace, il est essentiel de mettre en place des dispositifs qui soient à la hauteur des risques encourus par l'ensemble des Ukrainiens. (Applaudissements sur les travées du groupe SER. – Mme Patricia Schillinger applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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