Conséquences économiques et sociales du rachat du quotidien La Provence
Paul Toussaint ParigiUCI
Sénateur — Haute-Corse
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/02/2022Mme Roselyne Bachelot, ministre de la culture. Monsieur le sénateur, vous appelez mon attention sur les turbulences que traverse le titre La Provence.
Comme vous l'avez souligné, ce quotidien régional extrêmement important, diffusé à 75 000 exemplaires, tient particulièrement au cœur des Marseillais, mais également à celui des Corses, puisque ce groupe détient le titre Corse-Matin, seul quotidien insulaire.
Vous l'avez également souligné, cette procédure de rachat concerne 89 % des parts, à savoir celles que détenait M. Bernard Tapie. Il ne revient pas à l'État d'intervenir dans cette procédure : c'est au tribunal de commerce de juger du meilleur repreneur à la fois sur le plan financier et social et sur celui des investissements à réaliser pour faire en sorte que ces quotidiens marchent. Il s'agit d'une question extrêmement importante.
Nous suivons cette procédure avec une grande attention comme nous le faisons à chaque fois. Je veux rappeler, monsieur le sénateur, que nous avons consacré 480 millions d'euros à la presse quotidienne dans le cadre du plan de relance pour lui permettre de continuer d'exister malgré les turbulences.
Bien entendu, il sera possible de mobiliser le Fonds stratégique pour le développement de la presse pour qu'il verse, en tant que de besoin, une subvention.
Nous suivons avec une particulière attention le sort des 850 salariés concernés. Il s'agit certes d'une procédure privée, mais l'État n'en est pas absent pour autant. Je vous en donne ma garantie. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Paul Toussaint Parigi
Situation des artisans pêcheurs
Pollution du fleuve Tavignanu par un stockage de déchets en Corse
Dégazage sauvage d'un navire au large de la Corse
Financement du second accompagnant d'un enfant corse hospitalité sur le continent