Zéro artificialisation nette
Guylène PantelRDSE
Sénatrice — Lozère
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/07/2022M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Madame la sénatrice Pantel, 20 000 hectares, c'est la surface détruite par les incendies dramatiques en Gironde ; 20 000 hectares, c'est aussi la surface affectée par l'artificialisation chaque année, à l'échelle de notre pays. Je veux donc saluer le courage de la quasi-totalité des sénateurs, qui, à l'unisson des députés, ont considéré que, à l'horizon de 2050, nous devions arrêter l'artificialisation des terres de notre pays. (Protestations sur des travées du groupe Les Républicains.)
M. François Patriat. Il a raison !
M. Christophe Béchu, ministre. En effet, nous le savons, l'artificialisation des terres est responsable de la perte de biodiversité, renforce les îlots de chaleur et accentue le réchauffement climatique.
Hier, à la demande de la Première ministre, j'ai reçu les onze associations d'élus pour évoquer notre agenda territorial et les sujets sur lesquels nous allons travailler. De l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité (AMF) à Régions de France, en passant par l'Association nationale des élus de montagne (ANEM), l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) ou encore Ville et banlieue, toutes, sans exception, sont revenues, comme vous l'avez fait la semaine dernière, sur le sujet de l'objectif ZAN. J'ai donc exprimé de nouveau devant elles la nécessité de rouvrir le dialogue et la concertation, non pas sur l'objectif, qu'aucune, pas plus que vous, ne conteste, mais sur les modalités.
En l'espace d'une semaine, nous avons commencé à poser un certain nombre de bases. J'aurai, je crois, l'occasion de rencontrer dès la semaine prochaine la présidente Primas (Marques de satisfaction sur les travées du groupe Les Républicains.), compte tenu de son action à ce sujet au sein de la commission des affaires économiques. Dans la foulée, avec l'ensemble des associations, nous envisagerons les manières de maintenir un objectif intangible à l'horizon de 2050 tout en répondant aux attentes des territoires ruraux, urbains ou littoraux, pour parvenir à concilier ces deux objectifs. (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI et INDEP.)
M. Emmanuel Capus. Excellent !
M. le président. La parole est à Mme Guylène Pantel, pour la réplique.
Mme Guylène Pantel. Monsieur le ministre, les maires attendent des actes, des gestes forts.
Source : senat.fr ↗
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