Problèmes de prédation
Maryse CarrèreRDSE
Sénatrice — Hautes-Pyrénées
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/10/2022M. Marc Fesneau, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Madame la sénatrice Carrère, je vous remercie de poser cette question sur l'équilibre entre l'agropastoralisme et, en particulier, la présence du loup.
Comme vous le savez, j'étais en fin de semaine dans le Doubs et les deux départements de la Savoie, notamment pour discuter de cette question prégnante. J'ai rencontré un éleveur dont le troupeau venait d'être victime d'un prédateur et j'ai pu mesurer son sentiment de détresse, d'impuissance et d'incompréhension face à cette menace.
Je veux rappeler aussi que le pastoralisme est un modèle exemplaire en matière de tourisme et de biodiversité. Il faut préserver le loup, mais aussi les autres formes de biodiversité qui sont garanties par les activités de pastoralisme et d'agriculture extensive.
Comment pouvons-nous agir ? Tout d'abord, le Président de la République a pris cet été des engagements dans votre département, madame la sénatrice : au niveau européen, nous travaillons sur le statut de l'espèce à partir de données scientifiques ; à l'échelon national, une seconde brigade loup sera créée.
Avec mes collègues Christophe Béchu et Bérangère Couillard, je travaille aussi sur ce sujet dans le cadre du plan national loup, qui prévoit notamment une simplification des procédures de prélèvement et d'indemnisation. Trop souvent, cette dernière ne tient pas compte de l'ensemble des préjudices subis, se limitant aux animaux tués et oubliant les disparitions d'animaux ou la perte génétique – un élément important.
Il faut également travailler à un dénombrement qui fasse consensus, pour pouvoir effectuer dans de bonnes conditions le prélèvement de 19 % de la population recensée. (Mme Frédérique Puissat proteste.)
Nous devons enfin nous pencher sur le statut des patous, qui pose des questions juridiques pour les éleveurs quand ces chiens viennent, ici ou là, mordre un touriste.
Madame la sénatrice, Christophe Béchu, Bérangère Couillard et moi-même entendons bien tracer le chemin qui permettra de préserver l'agropastoralisme. Nous le devons aux éleveurs et à la biodiversité – à toute la biodiversité ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI, ainsi que sur des travées des groupes RDSE et UC.)
Source : senat.fr ↗
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