Urgences pédiatriques
F Florence LassaradeLes Républicains Sénatrice — GirondeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/10/2022M. François Braun, ministre de la santé et de la prévention. Madame la sénatrice Lassarade, je vous remercie de revenir, au travers de votre question, aux problèmes liés à la bronchiolite et, plus largement, à la situation dans nos hôpitaux. Vous savez que ce problème me préoccupe particulièrement.
Je veux cependant apporter quelques précisions à ce que je viens d'entendre.
Non, on ne trie pas les enfants à l'entrée de l'hôpital. Les mots ont un sens, madame la sénatrice, et celui-ci ajoute artificiellement de l'inquiétude et de l'angoisse chez les parents. Pis, il peut inciter au renoncement aux soins, ce qui est dangereux.
Je le redis avec force, notre système de santé dans son ensemble prend en charge tous les enfants en situation de détresse, dans le cadre de parcours de soins identifiés pour répondre aux besoins. Je le répète, toutes les bronchiolites ne doivent pas aller à l'hôpital.
S'agissant de ce parcours, vous parlez de la place des kinésithérapeutes. Voilà plusieurs mois, la Haute Autorité de santé a relevé que certaines pratiques de kinésithérapie habituelles réalisées sur les bronchiolites étaient dangereuses et qu'il fallait y mettre fin. La place de ces professionnels est donc désormais beaucoup moins importante dans le traitement de cette pathologie précise.
Comment savoir où faire prendre en charge son enfant victime d'une crise de bronchiolite avec des difficultés respiratoires ? Je le redis aux parents, si vous ne savez pas et que vous n'avez pas de médecin traitant, composez le 15, pour appeler le Samu, le service d'aide médicale urgente. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Pascale Gruny. Le Samu est saturé !
M. François Braun, ministre. Vous trouverez des professionnels compétents, qui pourront vous diriger vers le meilleur parcours de soins pour votre enfant. En effet, je le répète, ce n'est pas toujours l'hôpital ; c'est bien souvent le médecin traitant. Je vous invite à aller voir ces professionnels, que ce soit à Bordeaux ou à Créteil.
En ce qui concerne la problématique plus large de l'hôpital, je vous rejoins, madame la sénatrice. Nous avons des problèmes structurels qui ne sont malheureusement pas nouveaux.
L'un de mes engagements est justement de travailler sur les problèmes structurels globaux de l'hôpital, et pas uniquement sur la filière pédiatrique. C'est ce que porte le PLFSS pour l'année prochaine, dont nous aurons l'occasion, je pense, de discuter dans les semaines qui viennent. Je pourrai alors plus librement vous détailler l'ensemble des mesures destinées à restructurer notre système de santé et l'hôpital public. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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