Saturation du 115
Monique LubinSER
Sénatrice — Landes
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/12/2022M. Olivier Klein, ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement. Madame la présidente, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Lubin, je tiens tout d'abord à redire ici ma confiance et mon admiration pour l'ensemble des personnels des services intégrés d'accueil et d'orientation (SIAO). Ils agissent au quotidien pour écouter et accompagner les personnes les plus fragiles ; ils ont été la clé de voûte du premier plan Logement d'abord.
Vous le savez, un deuxième plan Logement d'abord sera annoncé dans les semaines qui viennent. C'est le souhait du Président de la République et de la Première ministre.
Comme vous l'avez rappelé, le Gouvernement a souhaité, non pas sous la pression, mais devant la réalité de l'urgence sociale, maintenir près de 200 000 places d'hébergement d'urgence et nous avons pour cela proposé d'ajouter 40 millions d'euros au PLF pour 2023.
Je vous rappelle que ce niveau d'hébergement d'urgence n'avait jamais été atteint dans notre pays. En 2017, il y avait 140 000 places d'hébergement d'urgence ; il y en a 198 000 aujourd'hui.
Oui, nous vivons une situation difficile à laquelle, chaque soir, les écoutants du 115 essayent de répondre. C'est d'ailleurs pour cela que Mme la Première ministre a souhaité que nous mettions en place une prime pour les écoutants du 115 et je peux vous dire que nous y travaillons d'arrache-pied.
Pour ce qui est de la situation, le Gouvernement est également à l'écoute, que ce soit Jean-Christophe Combe, Charlotte Caubel ou moi-même, et nous portons une attention toute particulière aux familles avec enfants qui sont à la rue. Je réunirai de nouveau les préfets et les représentants des associations – ce sont nos partenaires – pour évoquer cette situation dramatique.
Une cellule de crise se réunit régulièrement sous l'égide de la délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (Dihal) pour trouver une solution dans chaque cas.
Rien n'est impossible, mais tout est difficile ! Le contexte géopolitique ajoute évidemment son lot de complexité. En Île-de-France, 45 000 personnes dans une situation de grande urgence sont mises à l'abri chaque soir. Nous continuerons de répondre à ces situations dramatiques. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Mme la présidente. La parole est à Mme Monique Lubin, pour la réplique.
Mme Monique Lubin. Monsieur le ministre, vous avez évoqué les accompagnants du Samu social et la confiance que vous leur portez, mais c'est le Ségur de la santé qu'ils attendent. La confiance, c'est bien ; le Ségur de la santé, c'est mieux !
Vous avez aussi évoqué le nombre de personnes qui attendent une solution et nous sommes d'accord avec vous sur ce point.
Nous savons que le nombre de places a augmenté depuis quelques années, mais nous savons aussi que la situation s'aggrave pour des raisons que je n'énumère pas ici et que tout le monde connaît.
Au-delà des chiffres et des annonces, il est impératif d'ouvrir dans les semaines et même dans les jours qui viennent de nouvelles places d'hébergement.
Comment comprendre que, dans notre pays, des femmes enceintes et des enfants dorment dehors la nuit ? (Applaudissements sur les travées des groupes SER, CRCE et GEST.)
Source : senat.fr ↗
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