Zones industrielles bas carbone
F Frédéric MarchandRDPI Sénateur — NordLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/01/2023M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Monsieur le sénateur Marchand, nous faisons face à un immense défi économique pour le XXIe siècle : le défi de l'industrie verte et de la décarbonation industrielle. Ce doit être l'occasion historique pour la France d'inverser la tendance, après trente années de délocalisations industrielles, et de relancer l'industrie sur son territoire sur une base décarbonée.
Le Gouvernement, tous les élus de la République – je salue votre engagement en ce sens dans le Nord, monsieur le sénateur – et les associations doivent se mobiliser collectivement pour relever ce défi, qui est aussi une bataille face à la Chine, aux États-Unis d'Amérique et à l'Inflation Reduction Act de M. Biden.
Avec Roland Lescure, j'ai annoncé deux nouvelles zones industrielles à faibles émissions carbone : l'une dans le Nord, chez vous, monsieur le sénateur, et l'autre à Fos-sur-Mer. Nous en annoncerons une dizaine d'autres d'ici à quelques semaines sur la base des réponses à l'appel à projets qui a été lancé à la fin de l'année 2022.
Ce dispositif se complète de deux autres actions stratégiques, que nous menons sous l'autorité de la Première ministre et du Président de la République.
La première est d'avoir une énergie décarbonée au prix le plus faible possible. C'est ce qui justifie la relance du secteur nucléaire en France, qui est un atout absolument stratégique pour gagner cette bataille de l'industrie verte.
M. Thomas Dossus. C'est cher !
M. Bruno Le Maire, ministre. La seconde se traduira par la discussion du projet de loi sur l'industrie verte que j'ai proposé à la Première ministre et au Président de la République.
Celui-ci aura d'abord pour objet d'améliorer les soutiens financiers. Je pense que les subventions ne sont pas suffisantes et qu'il faut aussi réfléchir à des crédits d'impôt pour donner de la visibilité et de la stabilité à notre production industrielle.
Nous devons aussi travailler, avec Sylvie Retailleau et Pap Ndiaye, à la relance des qualifications, des formations et à la valorisation des métiers industriels.
Nous voulons également réfléchir à la manière de réserver nos subventions et nos soutiens financiers à des productions réalisées en Europe, et non pas en Chine ou ailleurs.
Bref, nous voulons faire de ce projet de loi pour l'industrie verte l'un des moteurs, avec les zones dont vous avez parlé, de cette réindustrialisation, qui permettra à la France de retrouver son rang de grande puissance industrielle. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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